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Prix Genesis: Albert Bourla et Serge Klarsfled parmi les présélectionnés

Sacha Baron Cohen, Scarlett Johansson, Diane von Furstenberg et Yuval Noah Harari sont aussi en lice pour le prix, traditionnellement versé par le lauréat à des ONGs

De gauche à droite, dans le sens des aiguilles d'une montre : Albert Bourla (AFP), Sacha Baron Cohen (AP), Diane von Furstenberg (AP), Serge Klarsfeld (AFP), Scarlett Johansson (AP) et Yuval Noah Harari (Autorisation)
De gauche à droite, dans le sens des aiguilles d'une montre : Albert Bourla (AFP), Sacha Baron Cohen (AP), Diane von Furstenberg (AP), Serge Klarsfeld (AFP), Scarlett Johansson (AP) et Yuval Noah Harari (Autorisation)

La Fondation du prix Genesis a annoncé lundi les noms des personnalités présélectionnées pour l’attribution de sa distinction prestigieuse en 2022, avec six activistes reconnus et des noms issus du domaine des sciences et de l’art.

Il s’agit du directeur-général de Pfizer, Albert Bourla; de l’acteur, producteur, réalisateur et activiste Sacha Baron Cohen; de la styliste Diane von Furstenberg; du philosophe et auteur Yuval Noah Harari; de l’actrice et activiste Scarlett Johansson et de l’activiste dans la défense des droits de l’Homme et chasseur de nazis Serge Klarsfeld.

Le prix rend hommage à des individus qui seront des sources d’inspiration pour les générations futures de Juifs grâce à leurs réalisations professionnelles et à leur engagement en faveur des valeurs juives et des Juifs.

Le lauréat verse traditionnellement le prix d’un million de dollars à des organisations à but non-lucratif.

Le prix Genesis a fait les gros titres, ces dernières années, et pas toujours pour des raisons positives.

Il y a trois ans, l’actrice Natalie Portman, née en en Israël, avait refusé de venir recevoir son prix à Jérusalem parce que ce dernier devait être remis par l’ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Natalie Portman au Power of Women de Variety le 12 octobre 2018 à l’hôtel Beverly Wilshire à Beverly Hills, Californie (Crédit : Jordan Strauss / Invision / AP)

Portman avait déclaré en 2018 ne pas souhaiter faire le voyage en Israël pour la remise du prix et elle avait été alors accusée de soutenir le mouvement de boycott de l’État juif. Portman avait indiqué ne pas vouloir paraître encourager Netanyahu. La cérémonie avait été annulée.

Une saga troublante pour la fondation du prix Genesis qui dit œuvrer pour éviter que sa philanthropie soit politisée. L’année dernière, la fondation a annoncé que le bureau du Premier ministre ne serait dorénavant plus impliqué dans ce prix prestigieux, dans l’espoir de dépolitiser le prix.

Un an après la débâcle de Portman, le lauréat de 2019 – le propriétaire des New England Patriots, Robert Kraft, considéré cette fois comme un candidat sûr – avait été mêlé à un scandale de prostitution et il avait été mis en examen. Les charges avaient été ultérieurement abandonnées.

La professeure Rivka Carmi, membre du conseil d’administration et ancienne présidente de l’université Ben-Gurion du Negev, avait démissionné en signe de protestation contre la décision de rendre hommage à Kraft malgré les accusations qui pesaient sur lui.

Natan Sharansky, le président de l’Agence juive, s’adresse au Conseil des gouverneurs de l’agence, des dirigeants juifs venus du monde entier, à la Knesset, le 1er novembre 2016. (Crédit : Nathan Roi/Agence juive pour Israël)

En 2020, la fondation avait annoncé que le gagnant du million de dollars était l’ancien dissident soviétique Natan Sharansky, citant « son combat de toute une vie en faveur des droits de l’Homme ».

Parmi les précédents lauréats, l’artiste Anish Kapoor, le violoniste Itzhak Perlman, l’ancien maire de New York City Michael Bloomberg et l’acteur et réalisateur Michael Douglas. En 2018, la magistrate à la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg avait reçu un prix récompensant son travail de toute une vie de la part de la fondation.

JTA a contribué à cet article.

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