Raid chez des Bédouins au cœur d’une dispute après un vol sur une base militaire
Deux résidents de la localité bédouine du sud de Bir Hadak ont été arrêtés en lien avec la récente prise à partie de deux soldats israéliens
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Deux résidents de la localité bédouine du sud de Bir Hadak ont été arrêtés en lien avec la récente prise à partie de soldats israéliens qui tentaient d’empêcher un vol sur une base militaire, a fait savoir la police israélienne mercredi. Des hauts responsables politiques ont promis des sanctions exemplaires.
Dans un incident partiellement filmé le mois dernier, deux officiers ont tenté de poursuivre des voleurs qui avaient dérobé des équipements d’une base de l’armée au sud du pays.
Les soldats avaient été pris en embuscade par d’autres individus, qui les ont contraint de battre en retraite. L’incident a mis en lumière ce que certains officiels ont qualifié de zone de non-droit dans le sud d’Israël, où les vols et les trafics sont légions.
Le tribunal de Beer Sheva a ordonné que l’un des suspects soit détenu jusqu’à vendredi et que l’autre soit placé en résidence surveillée, selon un communiqué de la police.
Mardi, trois résidents de la ville se sont eux-mêmes livrés à la police, a indiqué la police. Deux ont été arrêtés et un autre remis en liberté.
Quelques heures plus tard, la police a mené un raid dans la ville du désert du Négev et ont mené une série d’arrestations.
La police a ensuite fait savoir que 17 personnes avaient été arrêtées pour « différents délits et que de nombreux articles volés » avaient été découverts. Les perquisitions ont « également permis d’identifier des objets qui appartiendraient à Tsahal ».
Le ministre de la Sécurité intérieure Amir Ohana, qui supervise la police, a indiqué sur Twitter que le raid était le début d’une « large opération des forces de l’ordre ».
עדכון חשוב:
כוחות המשטרה פתחו במבצע אכיפה מקיף בביר הדאג'.
14 חשודים נעצרו. 3 כלי רכב נתפסו. ציוד וכסף מזומן הוחרמו.
ישר כח למפקדים ולמפקדות, לשוטרות ולשוטרים בשטח, שממשיכים לפעול לחיזוק המשילות ולחיזוק הביטחון האישי של תושבי הדרום.
זה ממש לא צעד יחיד. כך זה יימשך. https://t.co/OlgP7s5ub5 pic.twitter.com/x0BFNbYZag
— Amir Ohana – אמיר אוחנה (@AmirOhana) June 10, 2020
Avec une photo d’une file de voitures suivant une piste dans le désert, Ohana a déclaré que trois véhicules ont été saisis et « des équipements et du liquide confisqués ».
Il a félicité les officiers pour leurs actions « visant à assurer l’Etat de droit et à renforcer la sécurité personnelle de la population du sud ».
« Ce n’est clairement que la première étape, a promis Ohana. Et c’est ainsi que cela va se poursuivre ».
Même s’il n’a pas mentionné l’incident avec les militaires, Ohana faisait référence à l’un de ses tweets du 2 juin dans lequel il écrivait que la police « ne restera pas indifférente à l’agitation sur les routes du sud et au phénomène des vols sur les bases de Tsahal. Des actions vont suivre ».
Selon des médias israéliens, qui ont publié les images de l’incident, le 31 mai, plusieurs hommes ont pénétré discrètement la base militaire de Tzeelim et ont volé des armes. Deux commandants de compagnie suivant une formation les ont vus et ont décidé de poursuivre le véhicule des voleurs dans leur jeep.
Pourtant, des dizaines de personnes ont physiquement bloqué la jeep à l’entrée de Bir Hadaj et, en l’espace de quelques minutes, les officiers ont été encerclés. Ils ont été menacés et on leur a demandé de repartir. Un policier a été contraint de tirer des coups de semonce en l’air car il avait le sentiment que sa vie était en danger. Les émeutiers ont insulté les policiers et endommagé un véhicule militaire.
Les soldats ont appelé des renforts de police, qui sont venus les aider.
https://twitter.com/TsahiDabush/status/1267739427239071744?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1267739427239071744&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.timesofisrael.com%2Fpolice-crack-down-on-bedouin-town-at-center-of-military-base-theft-altercation%2F
Même si les vols sur des bases militaires sont (très) courants, ce type de confrontations directes reste rare.
Une enquête initiale sur l’incident publiée la semaine dernière a établi que les commandants avaient commis une erreur en poursuivant eux-mêmes les voleurs, soulignant que le travail de l’armée était d’empêcher les vols et non pas de poursuivre les criminels.
Un communiqué commun de l’armée et de la police notait que le vice chef d’Etat major de l’armée Eyal Zamir et le vice chef de la police Alon Asur s’étaient mis d’accord pour renforcer la coopération entre les deux institutions, afin de mettre un terme aux vols d’armes sur des bases du sud.
Les forces de l’ordre sont depuis longtemps accusées de fermer les yeux sur les activités criminelles dans la région du Negev, alors que les soldats n’ont pas le droit d’agir. Des critiques estiment que les soldats préviennent généralement la police au sujet d’un vol, mais qu’aucune action n’est prise au-delà de déclarations pour la forme.
la Communauté du Times of Israël !







