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Ralentissement démographique et baisse continue du taux de fécondité en Israël

Les immigrants de l'ex-URSS, qu'Israël ne reconnaît pas comme juifs, a contribué à près de 20 % de la croissance de la population et avait le taux d'emploi le plus élevé en 2023

Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Un nouveau-né tenant le doigt de sa mère, Jérusalem, 30 décembre 2020. Illustration (Crédit : Shir Torem/Flash90)
Un nouveau-né tenant le doigt de sa mère, Jérusalem, 30 décembre 2020. Illustration (Crédit : Shir Torem/Flash90)

Si la croissance démographique d’Israël reste relativement élevée pour un pays développé, elle est en train de ralentir et les taux de fécondité continuent de baisser à travers tous les groupes religieux, selon un rapport publié lundi.

À la fin de l’année dernière, le pays comptait 9,84 millions d’habitants, une augmentation de 1,86 % en un an, selon le rapport du Taub Center for Social Policy Studies, basé à Jérusalem, en Israël.

Ce taux de croissance est inférieur à la moyenne des dix dernières années, alors que le taux de mortalité a connu un niveau record jusqu’à la fin du mois de septembre et que l’immigration était plus importante que la moyenne normale.

Entre 2018 et 2022, le taux de fécondité moyen observé chez les Juifs est passé de 3,17 à 3,03 enfants par femme, selon Alex Weinreb, expert en démographie au Taub Center. Chez les femmes musulmanes et chrétiennes, la baisse est plus importante : de 3,20 à 2,91 pour les premières, et de 2,06 à 1,68 pour les secondes. Chez les femmes druzes, elle est passée de 2,16 à 1,85.

Durant les trois premiers trimestres de 2023, le taux de fécondité des femmes juives a baissé de 3,6% par rapport à la même période en 2022, tandis que celui des femmes arabes a baissé de 3,1%, selon l’article.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022 a stimulé l’immigration en Israël. Cette immigration a contribué à la croissance annuelle de la population à hauteur d’environ 20 % au cours des dix années précédentes.

En 2022, ce chiffre est passé à 39 %, et le même niveau s’est maintenu au premier semestre 2023.

Des bébés à l’hôpital Bikur Holim de Jérusalem. Illustration. (Crédit : Flash90)

Weinreb a noté qu’un groupe décrit par le Bureau central des statistiques (CBS) comme « non classé par religion » et comprenant principalement des immigrants de l’ex-Union soviétique qui n’ont pas été reconnus comme juifs par les autorités religieuses du pays, jouait un rôle de plus en plus important dans les changements démographiques d’Israël.

En 2009, ce groupe représentait environ 3 % de la croissance annuelle d’Israël, en 2012 il est passé à 6 %, en 2015 à 8 %, en 2019 à 13 % et en 2023 à près de 20 %.

Selon les données de l’enquête sur la main-d’œuvre, ce groupe affiche le taux d’emploi le plus élevé et les heures de travail les plus longues de tous les groupes en Israël, dépassant même ceux des juifs laïcs.

« En d’autres termes, ce groupe de migrants semble être le type exact de population productive que de nombreux promoteurs de l’immigration en Europe approuvent et cherchent à encourager », a écrit Weinreb. « Si c’est le cas, Israël a eu énormément de chance d’un point de vue économique. »

Le rapport a noté une croissance soutenue des traitements de fertilité en Israël, où 26 cliniques de FIV (fécondation in vitro) approuvées par le ministère de la Santé ont réalisé 50 680 cycles de traitement en 2020. En 2019, 5 % de l’ensemble des naissances ont été le résultat d’une FIV.

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