Saar aux envoyés d’Israël : Il nous faut impérativement une meilleure diplomatie publique
Signe de la priorité de cette action, en novembre, le ministre a annoncé la mise à disposition de 545 M de NIS en faveur de la diplomatie publique, ce qui porte à 2,35 Mds le budget de cette politique

A l’occasion de la conférence organisée par le ministère des Affaires étrangères pour ses 108 ambassadeurs et chefs de mission diplomatique, le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a dit lundi qu’Israël ne pourrait « pas réussir » sans une meilleure diplomatie publique.
Saar a expliqué que le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et lui avaient « beaucoup parlé, aujourd’hui-même, de la diplomatie publique et du fait que les ambassadeurs d’Israël devaient aujourd’hui posséder des compétences étendues en diplomatie publique. »
« Cela implique un changement profond – au niveau de la formation, des jeunes collaborateurs et des autres. Parce que les arènes actuelles – les réseaux sociaux, la presse, la société civile, les interactions avec les communautés, amicales ou non, et non seulement juives mais aussi chrétiennes – sont devenues une part essentielle des fonctions d’un ambassadeur », a-t-il expliqué lors de cette conférence, habituellement annuelle mais qui n’a pas eu lieu depuis six ans à cause de la pandémie mondiale de 2019 puis de la guerre à Gaza.
« Cela n’est peut-être pas pertinent pour d’autres États, mais sans cela en Israël, nous ne pourrons pas réussir », a poursuivi Saar.
En novembre dernier, le ministre a annoncé la mise à disposition de 545 millions de NIS en faveur de la diplomatie publique du ministère qui porte à 2,35 milliards de NIS le budget sans précédent de cette politique publique.
Lors de sa guerre contre le Hamas, Israël a fait face à la condamnation du reste du monde, sans compter des relations tendues avec ses alliés en raison de ses actions militaires à Gaza, ce qui a davantage appelé l’attention sur sa diplomatie publique et sa capacité à communiquer efficacement sur ses actions.
Saar a ajouté qu’Israël avait mené des campagnes de diplomatie publique « couronnées de succès » au moment de la guerre contre l’Iran, en juin dernier, et que le pays bénéficiait d’ « une bien meilleure exposition sur les réseaux sociaux » pour ce qui est des contenus partagés par les canaux diplomatiques officiels israéliens.
« Bien sûr, ce n’est qu’une petite partie du travail qui nous incombe en 2026 », a-t-il ajouté en rappelant que le gouvernement avait « fixé le cap » en approuvant le projet de loi de Finances, vendredi dernier.
Il a conclu en rappelant que le ministère devait « préparer un projet optimal, adossé à la fois aux leçons de l’année écoulée et aux nombreuses choses à faire, dont certaines sont déjà en route. »







