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Soral veut prouver à la Cour que les Juifs dominent le monde

Habitué à plus de discrétion dans les prétoires, le complotiste, poursuivi pour publication de dessins antisémites, a tenté l'outrage

Capture d’écran Alain Soral (Crédit : capture d'écran Daily Motion)
Capture d’écran Alain Soral (Crédit : capture d'écran Daily Motion)

Marc Knobel, directeur des études du Crif est ressorti un peu sonné et très remonté du procès d’Alain Soral, poursuivi le 14 mars dernier devant la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris pour avoir publié des caricatures antisémites sur son site Egalité et reconciliation.

C’est une caricature de la rubrique « Dessins de la semaine », qui a intéressé la justice. Le « dessin représentait quatre candidats à l’élection présidentielle (François Fillon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, et François Asselineau) tels des pions sur un échiquier, dominés par trois personnalités juives qui les dirigeraient (Bernard-Henri Levy, Julien Dray et Jacques Attali), avec pour légende : « Présidentielles, Qui mène le jeu… ». En filigrane, on perçoit une étoile de David et un chandelier à sept branches » rappelle le site Conspiracy Watch.

Selon Knobel, l’audience « fut d’une violence inouïe. Soral était déchaîné, menaçant la communauté juive : « le judaïsme est une religion de haine, » a-t-il dit. Son allocution ressemblait à une déclaration de guerre ». A la barre, quatre témoins cités par Soral se succèdent : parmi eux Hervé Ryssen, autre dessinateur antisémite, Pierre Hillard, Youssef Hindi, et Jacob Cohen, caution juive aux propos antisémites diffusés par le site, dans lequel il tient d’ailleurs chronique.

« Je le dis ici, rappelle celui qui a été appelé à témoigner à la barre, ceux qui oublient la nocivité de l’extrême-droite devraient assister à ses audiences. Tout le monde devrait assister aux audiences, » milite Knobel.

Deux autres dessins, relayant la même thématique, étaient portés devant la justice par les parties civiles, dont un « dessin représentant Messieurs Jacques Attali, Jack Lang, Bernard-Henri Levy, Julien Dray, Alain Finkielkraut et Emmanuel Macron sous l’apparence de cancrelats, Jacques Attali étant désigné comme « cancrelat en chef » et affublé d’une étoile de David sur un ruban rayé bleu et blanc ».

Aucun peine ferme n’a été requise par le procureur.

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