Toronto : 5 policiers sanctionnés après des propos sur le 7-Octobre
Une enquête a conclu à des fautes professionnelles après des déclarations présentant l"attaque du Hamas comme un facteur de conversions à l'islam
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Cinq policiers du Service de police de Toronto ont été reconnus responsables de faute professionnelle et ont fait l’objet de mesures disciplinaires à la suite de propos tenus dans un podcast officiel diffusé en mars 2025, au cours duquel les attaques terroristes perpétrées par le Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023 avaient été présentées comme ayant suscité un nombre « incroyable » de conversions à l’islam.
D’après le National Post, les deux intervenants principaux, Farhan Ali et Haroon Siddiqui, alors agents de liaison auprès de la communauté musulmane, ainsi que trois de leurs supérieurs, ont fait l’objet de mesures disciplinaires.
Les conclusions figurent dans un rapport daté du 3 juin, rendu public le 31 juillet.
L’enquête indépendante a estimé que les déclarations des policiers, ainsi que les défaillances dans la supervision de l’émission, constituaient une atteinte au professionnalisme attendu des forces de l’ordre et avaient porté atteinte à la confiance du public.
B’nai Brith Canada s’est félicité des conclusions de l’enquête, soulignant que les propos tenus avaient profondément préoccupé la communauté juive et ne répondaient pas aux exigences d’impartialité auxquelles les policiers sont tenus. L’organisation a également regretté que, selon le rapport, les agents concernés aient refusé de fournir des déclarations écrites ou de participer pleinement à l’enquête.
Pour B’nai Brith, cette affaire met en lumière la nécessité de renforcer la formation des policiers sur l’antisémitisme, une recommandation déjà formulée récemment par l’inspecteur général des services policiers de l’Ontario.
Le Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA) a, de son côté, rappelé qu’au moment de la diffusion du podcast, il avait estimé que l’affaire dépassait largement le cadre d’une simple maladresse ou d’excuses publiques.
Selon l’organisation, ces propos soulevaient de sérieuses interrogations sur l’impartialité de la police, les mécanismes de contrôle internes et la confiance que peut lui accorder la communauté juive, dans un contexte de recrudescence sans précédent des actes antisémites au Canada.
Le CIJA, qui avait réclamé une enquête officielle aux côtés de la Fondation canadienne pour l’éducation sur l’antisémitisme, s’est félicité que les conclusions confirment l’existence d’une faute professionnelle. Le dossier a désormais été transmis au comité chargé de déterminer les sanctions disciplinaires.
« Nous attendons que les mesures prises soient à la hauteur de la gravité des faits et que des réformes concrètes soient mises en œuvre afin qu’une telle situation ne puisse plus se reproduire sur une plateforme officielle de la police de Toronto », a déclaré l’organisation.
Le lien de confiance entre juifs canadiens et policiers est d’autant plus important dans un contexte marqué par une récente série d’attaques et d’incidents présumés antisémites à travers le pays depuis quelques semaines.
Samedi, un incendie a détruit un restaurant casher à Montréal. La semaine dernière, une fusillade est survenue dans une boulangerie tenue par des Juifs à Toronto. Le mois dernier, la police a déclaré que des « tueurs à gages » semblaient viser des lieux juifs de Toronto.
En mai, la communauté juive canadienne avait déjà subi plus d’attaques antisémites violentes que durant toute l’année 2025, ce qui laisse présager que cette année pourrait être la plus violente que la communauté juive ait connue de mémoire récente.
la Communauté du Times of Israël !







