Trois personnes condamnées pour avoir pillé le site du festival Nova le 8 octobre 2023
La juge, qui a condamné Liran Yakubov, Netanel Aviv et Oz Ruham à des amendes et à de la prison, a qualifié leurs actes de "trahison totale de la dignité humaine"

Trois personnes ont été condamnées lundi pour avoir pillé le site du festival Nova le 8 octobre 2023, soit le lendemain de l’assaut barbare et sanglant mené par le groupe terroriste palestinien du Hamas.
Liran Yakubov, Netanel Aviv et Oz Ruham ont écopé d’amendes et de peines de prison allant de 36 à 40 mois, a rapporté la presse israélienne.
Plus de 370 personnes ont été massacrées lorsque des terroristes armés ont attaqué le festival de musique, se livrant à des enlèvements, à des actes de brutalité extrême et à des violences sexuelles.
Selon l’acte d’accusation, les trois habitants de Beer Sheva ont menti pour pouvoir accéder à la zone militaire fermée, puis sont entrés dans des véhicules abandonnés pour tenter d’ouvrir leurs coffres.
Ils ont volé un ordinateur portable, des cartes de crédit, des cartes d’identité et d’autres biens appartenant à des personnes assassinées lors de la fête, ainsi qu’à celles qui avaient fui l’attaque du Hamas.
« L’immense joie de vivre brutalement interrompue au festival Nova, le 7 octobre 2023, est devenue un symbole tragique de la perte nationale. Outre l’horreur inimaginable des meurtres, des abus et des enlèvements, un autre phénomène inimaginable a été découvert : le pillage par des citoyens de leur propre pays », a déclaré la juge Shosh Sheetrit du tribunal de Beer Sheva, citée par la chaîne N12.
« Le comportement des accusés reflète un opportunisme extrême, superficiel et inexcusable, qui s’est manifesté sous le couvert du chaos d’une attaque terroriste meurtrière, et démontre comment une crise nationale peut servir de plate-forme à la désintégration normative », a-t-elle écrit.
« Le pillage dans les circonstances décrites dans l’acte d’accusation n’est pas seulement un délit pénal contre la propriété ; c’est une trahison totale de la dignité humaine et de la solidarité sociale fondamentale », a ajouté la juge.







