Un journaliste juif belge en politique lutte contre la mise au ban de la shehita
Rechercher

Un journaliste juif belge en politique lutte contre la mise au ban de la shehita

Michael Freilich sera le premier juif orthodoxe de la chambre basse alors qu’il devrait faire son entrée au Parlement

Le rédacteur en chef de Joods Actueel  Michael Freilich. (Capture d'écran : YouTube)
Le rédacteur en chef de Joods Actueel Michael Freilich. (Capture d'écran : YouTube)

JTA — Longtemps rédacteur en chef du plus important journal juif de Belgique, Freilich a annoncé sa démission et sa candidature au Parlement, notamment pour tenter de changer les récentes interdictions mises en place dans le pays sur l’abattage d’animaux conscients pour la consommation.

Lundi, Michael Freilich, âgé de 38 ans et qui a été pendant 12 ans le rédacteur en chef du mensuel Joods Actueel basé à Antwerp, a annoncé qu’il rejoignait le parti de centre droit la Nouvelle Alliance flamande, le plus grand parti du Parlement fédéral.

Le parti a placé Freilich en cinquième position sur sa liste pour les élections régionales du 26 mai, ce qui assure à Freilich d’être élu dans la Chambre de Représentants, la chambre basse du Parlement. Cette victoire ferait de lui le premier juif orthodoxe à y siéger.

En ce qui concerne l’interdiction, qui est entrée en vigueur le 1er janvier dans sa région flamande, Freilich a déclaré au JTA, « que c’était bien une des raisons pour lesquelles j’ai décidé de me lancer » et d’entrer en politique.

Un sacrificateur rituel juif abattant un poulet (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Les religions juive et musulmane imposent que les animaux soient conscients quand ils sont tués pour être consommés. L’interdiction a mis au chômage technique plusieurs abattoirs.

La même interdiction de la région belge de Wallonie entrera en vigueur plus tard cette année.

Selon Freilich, l’une des raisons pour lesquelles l’interdiction est passée provenait « d’un mauvais suivi par le communauté juive du processus de législation. Il a insisté qu’en suivant le processus « depuis un lieu de pouvoir impliquait qu’il y aurait moins de surprises et plus de chances d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...