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Un juge ordonne à Ben Gvir d’approuver immédiatement la promotion de Rinat Saban

Le ministre de la Sécurité nationale a refusé de le faire pendant plus de neuf mois

La surintendante de la police Rinat Saban assistant à une audience concernant le refus du ministre de la Sécurité intérieure Itamar Ben Gvir d'approuver sa promotion, au tribunal de Jérusalem, le 25 janvier 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La surintendante de la police Rinat Saban assistant à une audience concernant le refus du ministre de la Sécurité intérieure Itamar Ben Gvir d'approuver sa promotion, au tribunal de Jérusalem, le 25 janvier 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Lundi, un juge a rejeté la demande du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, de retarder davantage la promotion de Rinat Saban, une inspectrice de police dont il a bloqué l’avancement en raison de son implication dans le procès pour corruption du Premier ministre.

Ben Gvir a ignoré les conseils des hauts responsables de la police pendant des mois en bloquant la promotion de Saban, qui a contribué à l’enquête et a ensuite témoigné dans le procès pour corruption de Benjamin Netanyahu.

Au départ, Ben Gvir n’a pas admis que sa décision de bloquer la promotion de Saban était politique, mais il a révélé sa motivation sous-jacente au début du mois, dans une déclaration dénonçant le procès de Netanyahu comme « illégal ».

Cette décision signifie que Ben Gvir doit immédiatement promouvoir cette officière au grade de commissaire principale, après avoir refusé de le faire pendant plus de neuf mois.

Au début du mois, le tribunal de Jérusalem a ordonné à Ben Gvir d’approuver la promotion de cette officière, invoquant le fait que son refus continu était « entaché d’une extrême irrationalité » et probablement motivé par des « considérations inappropriées » liées au rôle de Saban dans l’enquête sur Netanyahu.

Cette affaire est l’un des nombreux exemples de friction entre Ben Gvir et la division des enquêtes et du renseignement de la police, ce qui suscite l’inquiétude des experts juridiques qui craignent que la surveillance exercée par le ministre n’ait érodé la capacité de la police à fonctionner sans subir de pressions politiques.

Dans sa décision initiale, le juge David Gidoni du tribunal de Jérusalem avait averti que « tout retard supplémentaire [dans la promotion de Saban] pourrait intensifier les craintes d’atteinte à l’indépendance de la police ».

Néanmoins, Ben Gvir avait demandé un sursis à l’exécution de cette décision, rejeté lundi.

« Le ministre doit appliquer immédiatement la décision et promouvoir la commissaire Saban, comme il y est tenu », a écrit Gidoni.

« Tout retard supplémentaire constituerait une persécution continue et une atteinte continue à l’État de droit. »

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