Un olivier planté à Bordeaux en hommage aux victimes de l’antisémitisme
Le tribunal correctionnel de Bobigny a condamné mercredi deux frères jumeaux pour avoir abattu mi-août à Epinay-sur-Seine un olivier planté en mémoire d'Ilan Halimi
Ce 20 octobre à 11 heures, un olivier a été planté devant la grande synagogue de Bordeaux « à la mémoire de toutes les victimes de l’antisémitisme en France et pour célébrer le retour des otages libérés », selon les mots d’Albert Massiah, président du Crif Bordeaux-Aquitaine, cité par Le Figaro.
L’événement était organisé par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Bordeaux-Aquitaine et le Consistoire israélite de Bordeaux, en partenariat avec B’nai B’rith International et le collectif « Nous vivrons ».
Lors de la cérémonie, un hommage particulier a été rendu à Ilan Halimi. En janvier 2006, ce jeune homme de 23 ans avait été enlevé à Sceaux par le « gang des barbares », séquestré et torturé pendant plus de trois semaines dans une cité de Bagneux parce qu’il était juif. Retrouvé agonisant le 13 février le long d’une voie ferrée, il était mort peu après des suites de ses blessures.
Le tribunal correctionnel de Bobigny a condamné mercredi deux frères jumeaux pour avoir abattu mi-août à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) un olivier planté en mémoire d’Ilan Halimi, l’un à huit mois de prison ferme, l’autre à huit mois de prison avec sursis.
« Puisse cet arbre grandir ici, enraciné dans la terre de Bordeaux, comme un message de fraternité, de résistance et d’espérance », a déclaré Albert Massiah lors de son discours.
« Planter cet olivier, c’est d’abord refuser l’oubli. C’est dire qu’aucune idéologie, aucune indifférence, ne doit pouvoir effacer les visages, les noms, les histoires de celles et ceux tombés sous les coups de l’antisémitisme ou de la barbarie. Mais c’est aussi planter un espoir : celui d’un monde où nos enfants et petits-enfants grandiront libres, en paix, à l’abri de la peur et du fanatisme », a-t-il ajouté.








