Un Palestinien inculpé pour le meurtre d’une Israélienne enceinte
Rechercher

Un Palestinien inculpé pour le meurtre d’une Israélienne enceinte

Muhammad Harouf, un habitant de Naplouse, insiste : le meurtre de Michal Halimi, portée disparue depuis mai, était bien un acte de terrorisme

Muhammad Harouf (à gauche), résident de Naplouse, assiste à une audience à la Cour de la magistrature de Jérusalem, le 2 août 2017 (Yonatan Sindel / Flash90)
Muhammad Harouf (à gauche), résident de Naplouse, assiste à une audience à la Cour de la magistrature de Jérusalem, le 2 août 2017 (Yonatan Sindel / Flash90)

Un Palestinien a avoué avoir tué Michal Halimi, âgée de 29 ans, qui était enceinte. La jeune femme était portée disparue depuis plus de deux mois, a fait savoir la police mercredi.

Dans un communiqué, la police a indiqué que les aveux de Muhammad Harouf avaient suivi l’enquête menée sur cette disparition. Son mobile présumé n’a pas été immédiatement établi.

Le signalement de la disparition de Halimi, qui habitait l’implantation d’Adam, en Cisjordanie, a eu lieu pour la première fois au mois de mai.

La police a expliqué qu’après s’être penchée sur cette disparition, elle avait établi que Halimi avait quitté son domicile de son plein gré pour aménager avec Harouf dans la ville de Naplouse, au nord de la Cisjordanie.

67531b6a-7682-4cee-b31e-57d74a46e5d9-e1501664067477

Dans un post sur Facebook, le couple avait fait part de son intention de se fiancer, ont fait savoir les forces de l’ordre.

Après avoir eu connaissance de la relation entretenue par Harouf avec Halimi et après avoir appris que le couple s’était rendu dans le quartier de Holon, à Tel Aviv, le jour même de la disparition de Halimi, la police a arrêté Halouf.

Lorsque ce dernier a livré plusieurs récits contradictoires sur l’endroit où se trouvait Halimi, la police a élargi son enquête, procédant à l’arrestation d’un certain nombre de suspects avec lesquels l’homme s’était trouvé en contact.

Le corps de la jeune femme a été retrouvé dans le parc des dunes de sable de Holon, le 24 juillet.

Harouf a alors avoué avoir tué Halimi et a été amené à Holon pour une reconstitution du meurtre. Il a expliqué aux policiers qu’il l’avait étranglée avant de lui jeter des pierres à la tête, puis qu’il avait enterré son corps.

Au moment du meurtre, Halimi était enceinte de huit mois.

Elle aurait également été mariée à un Israélien lorsqu’elle a été assassinée et l’identité, entre les deux hommes, du père de l’enfant est encore indéterminée.

Dans une vidéo publiée des heures après que le nom de Michal a été publié pour publication, son époux veuf, Aaron, a nié les déclarations de la police concernant l’existence d’une liaison entre Harouf et sa défunte épouse.

Il a déclaré que sa famille déposerait un procès contre la police israélienne après l’enterrement et la période de deuil de sept jours et que « la vérité et la justice verront le jour ».

S’adressant aux journalistes aux abords de la cour des magistrats de Jérusalem, où sa détention préventive a été prolongée de cinq jours, Harouf a nié avoir tué Halimi pour des raisons passionnelles, disant qu’il voulait « faire libérer les prisonniers ».

Durant l’audience, Harouf a également donné un coup de pied à un gardien de prison et il a hurlé : « Je tuerai tous les Juifs », a fait savoir le site d’information Ynet.

Harouf devrait être inculpé devant la cour de district de Tel Aviv pour meurtre et autres chefs d’accusation dans les prochains jours.

La police sur la scène du meurtre de Michal Halimi dans le quartier de Holon de Tel Aviv, en juillet 2017 (Crédit : Police israélienne)
La police sur la scène du meurtre de Michal Halimi dans le quartier de Holon de Tel Aviv, en juillet 2017 (Crédit : Police israélienne)
En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...