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Une traduction danoise de la Bible omet plusieurs références à Israël

La société affirme qu'elle cherchait à éviter la confusion avec l'État moderne ; les critiques accusent l'organisation de "théologie de remplacement"

La bible hébraïque Abravanel du 15e siècle à l'université de Coimbra. (Crédit : Cnaan Liphshiz)
La bible hébraïque Abravanel du 15e siècle à l'université de Coimbra. (Crédit : Cnaan Liphshiz)

JTA – La Société biblique danoise a omis des dizaines de références à Israël dans les traductions de la Bible hébraïque et du Nouveau Testament.

Défendant ces suppressions, la société a déclaré qu’elles permettaient d’éviter toute confusion avec l’État moderne.

Les omissions se sont produites dans un projet intitulé « Bible 2020 » qui a été publié plus tôt cette année sous la supervision de la société, a rapporté dimanche le site d’information 24NYT. C’est la première traduction en danois depuis plus de 20 ans.

Jan Frost, un Danois passionné de la Bible et défenseur d’Israël, a attiré l’attention des médias sur ces omissions sur YouTube et d’autres réseaux sociaux. Il a recensé 59 omissions sur les 60 références à Israël dans l’origine grecque des textes du Nouveau Testament. Les références au « peuple d’Israël » ont été remplacées par « Juifs », tandis que « Terre d’Israël » est devenue « la terre des Juifs ».

Dans d’autres endroits, les références à Israël ont été traduites comme faisant référence à tous les lecteurs ou à toute l’humanité.

Le Cantique des ascensions du Livre des Psaumes de la Bible hébraïque, un hymne populaire du Shabbat, affirme à l’origine que « Celui qui veille sur Israël ne dormira ni ne sera endormi ». Dans la nouvelle traduction, Israël est remplacé par le mot « nous ».

Un représentant de la Société biblique a répondu à M. Frost que la décision avait été prise pour éviter de confondre la Terre d’Israël avec l’État d’Israël. Cependant, les noms d’autres pays de cette époque qui existent toujours, comme l’Égypte, n’ont pas été modifiés.

« L’ancienne expression théologique pour cela est la ‘théologie de remplacement’, dans laquelle vous remplacez Israël par l’Église », a écrit Jan Frost lundi sur Facebook.

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