Israël a procédé mardi au test d’un nouveau système de défense antimissiles, Arrow 3, mais a dû renoncer à expérimenter dans des conditions réelles ses capacités à intercepter un engin supposé hostile, selon un responsable du ministère de la Défense cité dans la presse.

Israël avait prévu d’intercepter pour la première fois avec Arrow 3, un système israélo-américain, un missile factice tiré au-dessus de la Méditerranée.

Mais « les conditions n’ayant pas été réunies et en fonction de nos critères, nous avons décidé de ne pas lancer l’intercepteur Arrow 3 », a dit Yaïr Ramati, haut responsable du ministère cité sur le site internet du quotidien Jerusalem Post.

« Une panne est survenue au cours du test du missile ennemi qui devait servir de cible, pour des raisons inconnues », a rapporté le site d’information Wallaafpa, citant des experts de l’industrie militaire.

Le ministère de la Défense a simplement indiqué, dans un communiqué, qu’un missile d’interception avait « été lancé avec succès et suivi par le système Arrow dans le cadre du programme de tests menés avec l’Agence américaine de défense antimissiles ».

Le lancement du projet Arrow remonte à 1988, dans le cadre du programme antibalistique américain connu sous le nom de « Star Wars ». Il a été accéléré après le bombardement du territoire israélien par des missiles Scud irakiens durant la première guerre du Golfe, en 1991.

Le Arrow et ses différentes versions sont l’une des quatre composantes du projet « Homa » (« muraille » en hébreu) qui vise à protéger Israël des attaques de missiles et roquettes. Israël cherche en particulier à se protéger d’une menace iranienne.

Le programme Arrow, en partie financé par les Etats-Unis, a été conçu et réalisé par Israel Aerospace Indutries avec Boeing, et les entreprises israéliennes Elta et Elbit-Elisra.