WASHINGTON – Le président américain Donald Trump travaillera à l’obtention d’une « paix juste et durable » entre Israël et les Palestiniens, notamment à l’aspiration palestinienne à l’ « auto-détermination » pendant son prochain voyage dans la région, a annoncé vendredi la Maison Blanche.

Le conseiller américain à la sécurité nationale, H.R. McMaster, a déclaré pendant un point presse à Washington que Trump rencontrerait à nouveau le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas et qu’il allait « exprimer son désir de dignité et d’autodétermination pour les Palestiniens. »

McMaster a ajouté que les rencontres de Trump avec les dirigeants israéliens permettraient de cimenter les relations fortes entre les deux alliés.

« Avec le président [Reuven] Rivlin et le Premier ministre [Benjamin] Netanyahu, il réaffirmera le lien inébranlable de l’Amérique avec l’Etat juif », a-t-il dit.

Pendant tout le voyage, Trump « démontrera ses espoirs d’une paix juste et durable », a-t-il ajouté.

Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu échangent une poignée de main durant une conférence conjointe à la Maison Blanche, à Washington, le 15 février 32017 (Crédit :Saul Loeb/AFP)

Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu échangent une poignée de main durant une conférence conjointe à la Maison Blanche, à Washington, le 15 février 32017 (Crédit :Saul Loeb/AFP)

La visite de Trump en Israël aura lieu entre les 22 et 23 mai, juste avant Yom Yeroushalayim, après une visite en Arabie saoudite et avant une autre au Vatican. Il se rendra également à Bruxelles et en Sicile pour les sommets de l’OTAN et du G7 avant de rentrer aux Etats-Unis.

Depuis que Trump a annoncé l’itinéraire de son premier voyage présidentiel à l’étranger, des rumeurs ont suggéré qu’il chercherait à organiser un sommet trilatéral avec Netanyahu et Abbas.

Quand il a été demandé à McMaster si un tel projet existait, il a répondu que cela « sera au président et à ces dirigeants de décider. »

Trump a déjà reçu Netanyahu et Abbas à la Maison Blanche, et exprimé son optimisme sur sa capacité à réussir à conclure un accord de paix là où ses prédécesseurs ont échoué.

« C’est quelque chose dont je pense que, franchement, ce n’est peut-être pas aussi difficile que des gens l’ont pensé ces dernières années », a dit Trump à Abbas pendant leur conférence de presse commune. « Nous avons besoin de deux parties volontaires. Nous pensons qu’Israël est volontaire. Nous pensons que vous êtes volontaires. Et si vous le voulez, nous allons conclure un accord. »

Le président américain Donald Trump et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le 3 mai 2017. (Crédit : Olivier Douliery-Pool/Getty Images via JTA)

Le président américain Donald Trump et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, le 3 mai 2017. (Crédit : Olivier Douliery-Pool/Getty Images via JTA)

Abbas aurait montré à Trump une carte dessinée pour une proposition de paix de l’ancien Premier ministre israélien en 2008, qu’Abbas avait choisi de refuser à l’époque.

Il aurait aussi dit à Trump que ses négociations avec Ehud Olmert, qui ont échoué sans accord, devaient être la base de toutes futures discussions de paix.

Le dirigeant de l’AP avait finalement refusé l’offre d’Olmert de 2008, puis s’était expliqué en citant les problèmes judiciaires de l’ancien Premier ministre. Olmert avait annoncé avoir prévu de démissionner pour lutter contre des accusations de corruption, et Abbas avait douté que le dirigeant israélien ait l’influence politique pour conclure l’accord. Olmert purge actuellement une peine de 26 mois de prison pour différentes condamnations pour corruption.

Après le sommet entre Trump et Abbas le 3 mai dernier, Zeev Elkin, ministre du Likud, avait dit que même s’il était probable que les négociations de paix reprennent, il était peu probable qu’un accord soit conclu à court terme.

Elkin avait souligné l’intransigeance d’Abbas en 2009 et 2010, alors qu’Israël, dirigé par Netanyahu, avait mis en place un gel de dix mois de la construction dans les implantations israéliennes, demandé par Abbas.

A l’époque, les discussions avaient aussi échoué car les Palestiniens affirmaient que le gel des constructions était partiel et ne concernait pas Jérusalem Est.

Le Hamas, groupe terroriste qui dirige la bande de Gaza, a rapidement rejeté toute négociation proposée entre Israéliens et Palestiniens, affirmant qu’Abbas n’avait pas de mandat pour les mener.