Trump annoncera des pourparlers israélo-palestiniens quand il sera en Israël (média)
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Trump annoncera des pourparlers israélo-palestiniens quand il sera en Israël (média)

Al-Hayat a annoncé que le président américain se prépare à lancer de nouvelles négociations de paix. Le chef de l'AP aurait demandé à Trump de se baser sur l'offre faite en 2008 par Olmert

Rencontre au sommet entre la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, et  le Président de l'AP Mahmoud Abbas à Jérusalem le 15 septembre 2010 (Crédit photo:  Kobi Gideon/Flash90)
Rencontre au sommet entre la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, et le Président de l'AP Mahmoud Abbas à Jérusalem le 15 septembre 2010 (Crédit photo: Kobi Gideon/Flash90)

Le président américain Donald Trump annoncera la reprise des négociations de paix entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas au cours de sa prochaine visite dans la région, a rapporté un quotidien arabe mercredi.

Selon le journal Al-Hayat basé à Londres, Trump devrait annoncer la tenue d’un sommet trilatéral avec les deux dirigeants durant sa visite de vingt-quatre heures en Israël, durant laquelle il rencontrera également l’Autorité palestinienne, le 22 mai.

Les responsables palestiniens ont indiqué au journal qu’un comité américano-palestinien avait commencé à préparer le terrain pour le deuxième entretien entre Abbas et Trump, après que le président américain a accueilli Abbas le 3 avril à la Maison Blanche.

Les responsables ont dit s’attendre à ce que Trump lance un appel à des pourparlers directs entre Israël et l’Autorité palestinienne d’ici neuf mois à un an.

Le président américain Donald Trump et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas lors de la conférence de presse à la Maison Blanche le 3 mai 2017 à Washington (Crédit : Olivier Douliery-Pool/Getty Images via JTA)
Le président américain Donald Trump et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas lors de la conférence de presse à la Maison Blanche le 3 mai 2017 à Washington (Crédit : Olivier Douliery-Pool/Getty Images via JTA)

A la Maison Blanche la semaine dernière, Abbas aurait dit à Trump que ses négociations avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert, il y a presque une décennie, devraient former la base de toute négociation ultérieure de paix avec Netanyahu.

Un porte-parole palestinien a indiqué au quotidien Haaretz mardi qu’Abbas avait montré à Trump des documents et des cartes comportant les détails de la proposition d’Olmert en 2008.

Olmert avait déclaré en 2015 que durant ses négociations avec Abbas, il avait offert un retrait presque total de la Cisjordanie, proposant qu’Israël conserve 6,3 % du territoire afin de garder le contrôle des centres majeurs de population israélienne. Il avait ajouté qu’il avait offert de compenser les Palestiniens en leur donnant des terres israéliennes équivalentes à 5,8 % de la Cisjordanie, ainsi qu’un lien avec la bande de Gaza – un autre territoire, abandonné par Israël en 2005, que les Palestiniens réclament dans le cadre d’un futur état palestinien.

Une esquisse des terres contenues dans l'offre de paix faite par l'ancien Premier ministre Ehud Olmert au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas en 2008. La carte a été dessinée à la main par Abbas (Autorisation courtesy Walla News)
Une esquisse des terres contenues dans l’offre de paix faite par l’ancien Premier ministre Ehud Olmert au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas en 2008. La carte a été dessinée à la main par Abbas (Autorisation courtesy Walla News)

Il avait également expliqué avoir offert un retrait des quartiers arabes de Jérusalem-est et avoir placé la Vieille ville – l’un des lieux saints les plus sensibles de Jérusalem – sous contrôle international. Il avait qualifié ce moment- l’offre d’abandonner le contrôle israélien de la Vieille ville- de journée la plus difficile de son existence.

Le chef de l’AP avait finalement rejeté l’offre d’Olmert en 2008, citant plus tard les problèmes que le Premier ministre rencontrait alors avec la justice pour expliquer son refus. Olmert devait finalement démissionner pour lutter contre des accusations de corruption, et Abbas avait douté du fait que le chef israélien bénéficie du pouvoir politique nécessaire pour faire aboutir l’accord. Olmert purge actuellement une peine de prison de 26 mois dans plusieurs dossiers de corruption.

Par ailleurs, Abbas avait indiqué à la Dixième chaîne israélienne en 2015 qu’il soutenait l’idée de ces échanges territoriaux mais qu’il avait finalement rejeté l’offre parce qu’Olmert l’avait poussé à souscrire à cet accord sans lui permettre d’étudier la carte proposée. Il avait également ajouté que l’offre d’Olmert d’accueillir un nombre symbolique de réfugiés palestiniens en Israël ne suffisait pas à résoudre le problème des réfugiés.

Une projection de l'offre de paix faite par l'ancien Premier ministre Ehud Olmert au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas en 2008. (Crédit : Fondation pour la paix au Moyen-Orient)
Une projection de l’offre de paix faite par l’ancien Premier ministre Ehud Olmert au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas en 2008. (Crédit : Fondation pour la paix au Moyen-Orient)

Lundi, le Times of Israël a demandé au conseiller aux Affaires étrangères d’Abbas Nabil Shaath si le président avait montré des cartes à Trump, mais le négociateur vétéran n’a pu confirmer ce détail.

Toutefois, Shaath a déclaré que les questions relatives à ce que l’on appelle le statut final, soulevées depuis le processus de paix d’Oslo dans les années 1990, entreraient dans les négociations, notamment Jérusalem, les frontières, les réfugiés et les implantations.

Au début de la semaine, Abbas a expliqué qu’il était prêt à rencontrer Netanyahu dans le cadre des efforts livrés par Trump pour faire redémarrer le processus de paix israélo-palestinien moribond.

Accueillant Abbas à Washington, Trump a, la semaine dernière, prédit de manière confidentielle qu’un accord de paix était à portée de main, rejetant les complexités d’un conflit vieux de plusieurs décennies qui aura survécu aux présidents américains successifs.

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