Liberman et la coalition fustigent Yair Golan, favorable à un gouvernement incluant le Raam
« Le partenariat judéo-arabe au sein du gouvernement est une chose positive... Cette communauté représente 21 % des citoyens de l'État d'Israël », dit le chef du parti HaDemocratim
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Le chef du parti HaDemocratim, Yair Golan, a annoncé qu’il était favorable à la formation d’un gouvernement auquel participerait le parti islamiste Raam de Mansour Abbas. Une déclaration qui lui a valu de vives critiques, tant de la part de la coalition que de son partenaire potentiel, Avigdor Liberman, président du parti Yisrael Beytenu.
« Le partenariat judéo-arabe au sein du gouvernement est une chose positive », a expliqué Golan à la chaîne d’information N12. « C’est assurément notre avenir. Cette communauté représente 21 % des citoyens de l’État d’Israël. »
Golan a reconnu que ses homologues du « bloc du changement » – Avigdor Liberman, le président de Beyahad Naftali Bennett et le chef du parti Yashar Gadi Eisenkot – refusaient de s’associer au Raam pour former un gouvernement. Il a toutefois assuré qu’il « continuerait de tenter de les convaincre », tout en laissant entendre que leurs positions pourraient évoluer après les élections.
« Ce que font les gens avant les élections… chacun doit mobiliser ses électeurs », a expliqué Golan, avant d’ajouter qu’ensuite, ils seraient confrontés à un « dilemme très simple » concernant la formation d’un gouvernement alternatif.
Liberman, partisan d’une ligne dure, a rejeté cette idée en déclarant : « Il n’y aura pas de coalition avec les partis arabes » ; il a par ailleurs accusé Golan de tenter de regagner le soutien des Arabes après que le parti HaDemocratim a soutenu la disqualification du président du Balad, Sami Abou Shehadeh. Liberman et Golan figuraient tous deux parmi les chefs de file de l’opposition qui, la semaine dernière, avaient convenu de ne pas faire campagne l’un contre l’autre à l’approche des élections.
Selon le Likud, le parti au pouvoir du Premier ministre Benjamin Netanyahu, les propos de Golan démontrent que l’opposition a l’intention de former « un gouvernement de gauche avec les partis arabes ». Pour le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, Golan « exprime ouvertement ce que ses partenaires Eisenkot et Liberman s’efforcent par tous les moyens de dissimuler ».
Ce différend vient souligner l’obstacle majeur auquel se heurte l’opposition à l’approche des élections du 27 octobre. En effet, selon les derniers sondages, l’opposition sioniste ne dispose, sans le Raam, d’aucun moyen d’atteindre la majorité de 61 sièges, alors même que plusieurs de ses dirigeants ont exclu toute alliance avec ce parti.
Le Likud et ses alliés n’ont pour leur part aucune perspective claire d’obtenir la majorité. Ils ont donc fait de l’éventualité d’un gouvernement dépendant des partis arabes un argument central de leur offensive contre Eisenkot et ses rivaux, reprenant ainsi les campagnes antérieures de Netanyahu.
la Communauté du Times of Israël !







