L’acteur Shia LeBeouf, né Juif, s’est converti au christianisme.

L’acteur, qui est né d’une mère juive et d’un père chrétien, explique qu’il a « trouvé Dieu » alors qu’il interprétait le personnage d’un chrétien lors du tournage du film Fury en 2014.

« Je suis devenu un homme chrétien et ce ne sont pas des putains de conneries – je suis réellement devenu chrétien. J’aurai pu juste réciter les prières qui sont sur la page », raconte LeBeouf dans une conversation intime avec Interview Magazine.

Dans cet article, on peut voir un certain nombre de photos de LeBeouf sans chemise. « Mais c’est vraiment une chose qui m’a sauvé… C’était une vrai conversion du cœur, un abandon total du contrôle ».

LeBeouf, qui était la star de la série de Disney La Guerre des Stevens et de l’énorme succès Transformers, explique que le réalisateur David Ayer et son partenaire dans le film, Brad Pitt, l’ont aidé lors de sa conversion.

Avant sa conversion, LeBeouf s’identifiait comme Juif.

Il a fait sa bar-mitzva à l’âge de 13 ans.

Lorsqu’il avait contribué au livre intitulé I am Jewish [Je suis juif] en 2004, l’acteur avait déclaré que c’était « bénéfique d’être juif » et qu’il avait « une relation personnelle avec Dieu qui n’est possible que dans les confins de la religion juive. Je me sens arrogant quand je dis que je suis juif, pas arrogant dans le mauvais sens du terme, mais arrogant dans le bon sens. Parce que ce que je dis vraiment, c’est que je suis l’un des élus. J’ai réussi ; Dieu m’a choisi et j’en suis fier », avait conclu LeBeouf.

Fury, le nouveau film avec Brad Pitt, offre une plongée très crue dans les horreurs de la guerre, une vision à la limite du gore que son réalisateur justifie par une volonté de réalisme sans concessions.

Un cascadeur a d’ailleurs été blessé par une baïonnette sur le tournage de ce film qui comporte plusieurs scènes de massacres en gros plans.

« La guerre est violente. Tout est incroyablement réaliste », a souligné le réalisateur David Ayer à l’AFP, notant que beaucoup de scènes se basent sur de vrais rapports militaires rédigés après des combats.

« La triste vérité est que des soldats américains ont exécuté beaucoup de prisonniers en Europe durant la Seconde Guerre mondiale. C’était très fréquent », a-t-il ajouté.

Le film, qui est sorti mercredi en France et a déjà été adapté en jeu vidéo, suit les cinq membres d’équipage d’un char Sherman menés par Brad Pitt, qui incarne l’expérimenté sergent « Wardaddy ». Ceux-ci s’infiltrent derrière les lignes ennemies en Allemagne durant les derniers jours de la guerre en 1945 et font beaucoup de dégâts.

Brad Pitt menait déjà une équipe de tueurs de nazis dans le film de Quentin Tarantino « Inglorious Basterds » en 2009, et Fury comporte aussi son lot de morts sanglantes d’officiers allemands.

Le bain de sang commence dès la scène d’ouverture, quand le personnage de Brad Pitt poignarde un Allemand dans l’oeil, avant une exécution sommaire qui met à rude épreuve les nerfs du jeune « Bible », incarné par Shia LaBeouf.

« Le film raconte les effets toxiques de la guerre et ses conséquences sur ce qui est en quelque sorte une famille, ces cinq hommes tentant de survivre », a ajouté David Ayer.

L’Histoire a tendance à passer sous silence la sauvagerie de la guerre dans son récit de la victoire alliée contre le régime nazi, a noté le réalisateur, qui avait aussi travaillé sur le scénario de Training Day en 2001.

« La Seconde Guerre mondiale a été une si grande bataille du bien contre le mal, sa conclusion a été tellement positive avec la libération de l’Europe, que l’idée s’est imposée d’une guerre plus propre », analyse Ayer.

Pour que ses acteurs, Brad Pitt, Shia LaBeouf, mais aussi Michael Pena, Logan Lerman et Jon Berthal, soient au meilleur de leur forme, David Ayer leur a fait suivre avant le tournage un solide entraînement dirigé par les Navy Seals, les soldats d’élite américains.

Il a même organisé quelques bagarres entre les acteurs, pour renforcer l’esprit de corps.

« Cela nous a soudés », a raconté Shia LaBeouf à la télévision américaine. « Vous ne pouvez pas tout partager dans une simple conversation, avec ce groupe de gars dans ce genre d’environnement, se battre était vraiment quelque chose qui nous a rapprochés ».

« Ils ont été complètement transformés et cela les a tellement rapprochés qu’on peut vraiment le ressentir à l’écran », selon le réalisateur.

Mais un accident avec un cascadeur est survenu lors d’une scène dans laquelle des corps étaient empilés sur un champ de bataille.

« Ils avaient répété cette scène et un gars en gros poignardait des mannequins. Mais par accident il a poignardé son collègue avec une baïonnette », a expliqué David Ayer.

La violence de ce film fait parfois penser à un jeu vidéo de style « Shoot’em Up« , où le joueur incarne un personnage qui tire sur tout ce qui bouge. Et avant même sa sortie sur grand écran, il n’est donc pas étonnant de voir le tank conduit par Brad Pitt et ses ouailles intégré dans le jeu « World of Tanks« , sur le site wargaming.com.