Israéliens et Palestiniens ont accepté une proposition égyptienne pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, entré en vigueur mardi après 50 jours de conflit.

Voici les principaux points de la proposition égyptienne, selon Azzam al-Ahmed, chef de la délégation palestinienne.

Ouverture des points de passage

Le cessez-le-feu doit entraîner l’ouverture immédiate des passages reliant la bande de Gaza à Israël afin d’aider à la reconstruction du territoire, sous blocus israélien depuis 2006.

« L’initiative égyptienne inclut l’ouverture des passages pour des besoins humanitaires et des vivres, pour du matériel médical et tout ce qui va permettre de réparer les systèmes d’eau, d’électricité et de téléphonie mobile », selon M. Ahmed.

Erez dans le nord est le principal point de passage pour les personnes, tandis que Kerem Shalom, dans le sud de Gaza, est le seul passage pour les biens matériels.

Si les passages commerciaux sont restés ouverts pendant la majeure partie du conflit, l’entrée de certains biens, notamment les matériaux de construction, est fortement limitée par le blocus.

M. Ahmed et les Egyptiens n’ont pas évoqué le point de passage de Rafah, vers l’Egypte, fermé la plupart du temps depuis plusieurs mois.

Extension des zones de pêche

Les restrictions imposées par Israël aux pêcheurs de Gaza doivent être levées, notamment la limitation de navigation à 3 milles, pour l’élargir à 6 milles nautiques (11 km) puis à 12 milles.

Selon les accords d’Oslo de 1994, les pêcheurs de Gaza avaient le droit de naviguer jusqu’à 20 milles mais cette distance a été revue à la baisse plusieurs fois par les Israéliens notamment en réponse à des tirs de roquettes ou des attaques.

Prisonniers

La proposition égyptienne évoque certains points à discuter comme « la libération de prisonniers palestiniens en échange des corps des soldats israéliens tués », selon M. Ahmed.

Plus de 5 000 Palestiniens sont emprisonnés en Israël.

Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, souhaite la libération de la soixantaine de prisonniers qui avaient été relâchés en 2011 en échange du soldat Shalit et qui ont à nouveau été emprisonnés en juin après l’enlèvement et le meurtre de trois jeunes Israéliens en Cisjordanie.

Chef de la délégation palestinienne Azzam al-Ahmed donne une conférence de presse dans un hôtel au Caire - 13 août 2014 (Crédit : Khaled Desouki / AFP)

Chef de la délégation palestinienne Azzam al-Ahmed donne une conférence de presse dans un hôtel au Caire – 13 août 2014 (Crédit : Khaled Desouki / AFP)

Port et aéroport à Gaza

Les Palestiniens exigent la réouverture de l’aéroport de Gaza et la possibilité de réutiliser le port maritime.

« C’est un des points qui devront être discutés durant les négociations » prévues sous un mois, selon le responsable palestinien. « Les deux parties pourront ajouter d’autres sujets aux négociations ».

Blocus et démilitarisation

Il s’agit de revendications importantes pour les deux camps : les Palestiniens demandent la levée du blocus, ce que les Israéliens refusent tant que Gaza ne sera pas totalement démilitarisée.

Selon Ahmed, l’accord conclu mardi prévoit la levée du blocus, mais aucun détail n’a filtré sur de possibles restrictions sur les importations de matériel de construction ou la reprise des exportations depuis Gaza.

Israël a affirmé que la question de la démilitarisation et celle des mesures pour empêcher le Hamas de se ré-armer seront discutées au Caire lors des pourparlers qui doivent se tenir dans un délai d’un mois après le début du cessez-le-feu.