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18 yeshivot n’enseigneraient pas les matières du tronc commun à New York City

Après huit ans d'enquête, le Département de l'éducation a signalé que des écoles hassidiques privées n'agissaient pas conformément à la loi

Illustration : Un homme traverse devant un bus scolaire avec une inscription en yiddish à Borough Park, à Brooklyn, New York, le 1er janvier 2014. (Crédit : Nati Shohat/Flash 90)
Illustration : Un homme traverse devant un bus scolaire avec une inscription en yiddish à Borough Park, à Brooklyn, New York, le 1er janvier 2014. (Crédit : Nati Shohat/Flash 90)

Après huit ans d’enquête, le Département d’Éducation de New York a rendu public un accord, vendredi, qui a révélé que 18 écoles privées hassidiques sont encore dans l’incapacité d’enseigner de manière appropriée les disciplines du tronc commun – comme l’anglais et les mathématiques – conformément à la loi en vigueur dans l’État.

Selon le rapport – qui a aussi examiné l’enseignement des sciences et des études sociales – quatre yeshivot « sont déterminées à ne pas fournir un enseignement équivalent » à celui des autres établissements d’éducation publics qui répondent, pour leur part, aux critères établis dans la loi de l’état. Le Département a ajouté que ses conclusions se basaient sur au moins une visite effectuée dans chacune des écoles et sur le réexamen des programmes mis en œuvre.

Il a recommandé que l’enseignement délivré dans les 14 autres écoles soit considéré comme « non substantiellement équivalent » au regard de la loi de l’état de New York, qui a toute compétence sur ces dernières.

il s’est aussi avéré que cinq autres écoles ayant, elles aussi, l’objet d’une enquête apportaient aux élèves une instruction considérée comme « suffisante » aux yeux de la loi.

Le Département de l’Éducation a indiqué qu’il travaillerait avec les établissements qui ne sont pas en conformité de manière à formuler et à mettre en œuvre un plan qui permettra, à terme, de respecter les normes de l’état en matière d’éducation. Ils auront un an ou deux pour le faire.

Pour toute école dont il a été établi qu’elles n’offraient pas un « enseignement équivalent » selon les régulations strictes de l’état, le DOE s’est dit prêt à soutenir les écoles pour qu’elles se remettent aux normes, a commenté le porte-parole Nathaniel Styer dans un communiqué.

Il a ajouté que la majorité de ces établissements travaillaient avec le Département mais que certains « ne coopèrent pas au vu du rapport émis par le DOE ».

« Notre objectif est d’éduquer des enfants, ce n’est pas de sanctionner les adultes », a ajouté Styer.

Photo d’illustration. Des Juifs ultra-orthodoxes dans le quartier de Williamsburg à Brooklyn, à New York (Crédit : AP/Joe Kohen)

L’enquête au sein des écoles avait été ouverte après la plainte déposée par des diplômés de yeshiva et par leurs parents, qui avaient affirmé que leurs écoles ne leur avaient pas enseigné les matières du tronc commun.

« Il y a huit ans, des diplômés de yeshivot hassidiques ont eu le courage de se rassembler pour soumettre une plainte officielle portant sur l’éducation qu’ils avaient reçue. Cette plainte et l’enquête qui a suivi ont été les premières dans leur genre à New York. En raison de notre foi dans le potentiel de tout un chacun, et porteur de la promesse d’un meilleur enseignement, le rapport diffusé aujourd’hui entrera dans l’Histoire », a commenté pour sa part le groupe YAFFED (Young Advocates for Fair Education), le groupe activiste à l’origine de la plainte, en réponse.

« L’arc de l’Histoire est long et il se ploie aujourd’hui vers la Justice », a-t-il ajouté.

L’état de New York oblige toutes les écoles non-publiques à fournir aux enfants une instruction « substantiellement équivalente » à celle qui est donnée dans les établissements publics voisins. La définition du terme et la mise en application de la loi ont été des sources de controverse au sujet des yeshivot.

Les critiques du système des yeshivot affirment que les écoles sont dans l’incapacité de fournir une instruction appropriée dans des matières déterminantes du tronc commun – comme l’anglais ou les maths – empêchant leurs élèves de pouvoir intégrer à terme le marché du travail.

Les partisans, pour leur part, disent que les élèves sont bien éduqués ; que les cours durent plus longtemps que ceux qui sont délivrés au quotidien dans les écoles publiques et que l’intervention du gouvernement représente une violation des protections religieuses.

Les politiciens de New York qui ont courtisé le vote juif orthodoxe, notamment l’ancien maire Bill de Blasio, ont été accusés d’avoir détourné le regard face aux yeshivot pour des raisons de politique électorale.

En 2020, il y avait environ 160 000 élèves qui fréquentaient les 450 yeshivot environ de l’état de New York. Le groupe YAFFED prévoit qu’en 2030, 30 % des enfants de Brooklyn en âge d’aller à l’école seront ultra-orthodoxes – des enfants qui, dans leur quasi-totalité, vont dans les yeshivot. Les écoles non-publiques de New York reçoivent des centaines de millions de dollars en financement gouvernemental.

Luke Tress et JTA ont contribué à cet article.

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