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5e session du Dialogue bilatéral franco-israélien sur l’antisémitisme à Paris

Moment important de la relation franco-israélienne, ce dialogue bilatéral s’est distingué par le nombre sans précédent d'acteurs associés des deux pays

Les participants à la 5e session du « Dialogue bilatéral franco-israélien sur l'antisémitisme », en septembre 2022. (Autorisation : Ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères français)
Les participants à la 5e session du « Dialogue bilatéral franco-israélien sur l'antisémitisme », en septembre 2022. (Autorisation : Ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères français)

Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères et la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) a organisé ces 12 et 13 septembre à Paris la 5e session du « Dialogue bilatéral franco-israélien sur l’antisémitisme ».

Lancée en 2015 et placée sous l’égide des ministères des Affaires étrangères français et israélien, cette instance de dialogue a pour vocation de permettre une réflexion commune sur les politiques de lutte contre le racisme et l’antisémitisme en France, en Europe et dans le monde, et d’évaluer leurs résultats grâce à des échanges continus d’informations, d’experts et de programmes d’action.

Cette 5e session a été ouverte lundi matin par Isabelle Rome, ministre déléguée auprès de la Première ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances, et par Yael German, ambassadrice d’Israël en France. Mme Rome s’est ainsi félicitée, sur Twitter, que la France et Israël soient « unis pour lutter contre l’antisémitisme ».

Le programme de cette session s’est décliné en plusieurs séquences thématiques, destinées à évoquer notamment les efforts de lutte contre l’antisémitisme en France et en Europe, les enjeux de la coopération multilatérale de lutte contre l’antisémitisme, le travail sur les archives ou encore les projets d’enseignement et de mémoire autour de l’antisémitisme.

La première journée a ainsi été consacrée en particulier aux politiques européennes contre l’antisémitisme et aux enjeux de la coopération multilatérale, notamment au sein des instances internationales. L’IHRA et la définition de travail de l’antisémitisme a été l’objet de nombreuses discussions, les participants saluant son adoption par la France, permettant ainsi de travailler avec des indicateurs communs.

La stratégie européenne de lutte contre l’antisémitisme et de soutien à la vie juive, présentée l’an dernier, a été soulignée, ainsi que le plan national de lutte contre l’antisémitisme, qui sera présenté au mois de décembre par la France. La question de la haine en ligne et des GAFA a également été abordée.

La deuxième journée de cette rencontre franco-israélienne a davantage porté sur la question de l’éducation nationale et des moyens mis en œuvre pour lutter contre l’antisémitisme à l’école et dans l’enseignement supérieur.

Moment important de la relation franco-israélienne, ce dialogue bilatéral s’est distingué par le nombre sans précédent d’acteurs associés des deux pays.

Du côté français, étaient représentés six ministères (Affaires étrangères, Justice, Intérieur, Education, Enseignement supérieur et recherche, Culture), la DILCRAH, la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH), le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), le Mémorial de la Shoah, la Commission pour l’indemnisation des victimes de spoliations (CIVS) et la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA). La partie israélienne a été représentée par une importante délégation composée d’interlocuteurs du ministère des Affaires étrangères, du ministère de la Diaspora, du bureau du Procureur général, du Mémorial de Yad Vashem et de l’ambassade d’Israël en France.

Parmi ces représentants : Delphine Borione, ambassadrice pour les droits de l’Homme ; Sophie Elizeon, déléguée interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT ou encore Robert Ejnes, Jean-François Guthmann et Marie-Sarah Seeberger du CRIF.

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