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Aéroport de Manchester : Enquête sur le harcèlement présumé de survivants du 7 octobre

Selon le Conseil représentatif juif du Grand Manchester, deux Israéliens invités à témoigner du massacre de Nova ont été détenus deux heures et "harcelés" par des douaniers

Un douanier britanniqus harcelant deux frères israéliens à l'aéroport de Manchester, le 24 mars 2024. (Crédit : Capture d'écran X ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Un douanier britanniqus harcelant deux frères israéliens à l'aéroport de Manchester, le 24 mars 2024. (Crédit : Capture d'écran X ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Les autorités britanniques enquêtent sur le traitement par les forces frontalières britanniques de deux frères israéliens qui ont survécu au massacre du festival de musique Supernova, a annoncé mardi le ministre de l’Intérieur du pays, après leur arrestation à l’aéroport de Manchester.

Les deux frères ont été identifiés par le quotidien britannique The Daily Mail comme étant les frères Daniel et Neria Sharabi. Ils ont sauvé des dizaines de personnes lors du massacre perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas à la rave party, en fournissant une couverture de feu aux personnes qui tentaient de fuir la tuerie grâce à des armes trouvées dans un char d’assaut, et en suivant au téléphone les instructions d’un officier de Tsahal.

À leur arrivée en Angleterre, les deux hommes ont été arrêtés à l’aéroport et on leur a dit qu’ils seraient interrogés sur l’objet de leur visite.

Les deux frères s’étaient rendus en Angleterre pour sensibiliser l’opinion et partager leur expérience avec une association à but non lucratif créée pour aider les survivants de l’attaque du 7 octobre, selon le Conseil représentatif juif du Grand Manchester (JRCGM) et de la région, qui a déposé une plainte à la suite de l’incident survenu dimanche.

Plus de 360 hommes et femmes qui faisaient la fête à Nova, à proximité du kibboutz Reïm, près de la frontière de Gaza, ont été assassinés par les terroristes du Hamas qui ont envahi Israël le 7 octobre, et des dizaines d’otages ont été capturés à cet endroit et emmenés à Gaza. Au total, le groupe terroriste palestinien a tué près de 1 200 personnes dans le sud d’Israël, en grande majorité des civils, et en a enlevé 253 ce jour-là, dans le cadre de la pire attaque terroriste jamais menée contre le pays.

Les frères Daniel (à droite) et Neria (à gauche) Sharabi, qui ont sauvé des dizaines de personnes lors du massacre de Nova le 7 octobre, lors d’une interview de la Treizième chaîne de télévision, le 28 décembre 2023. (Crédit : Capture d’écran : Treizième chaîne. Utilisé conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Dans la plainte publiée en ligne, le chef du JRCGM, Marc Levy, a indiqué que les Israéliens avaient été arrêtés à l’aéroport après que les gardes-frontières ont remarqué leurs passeports et leur ont demandé la raison de leur venue à Manchester. Lorsqu’ils ont répondu qu’ils avaient été invités à raconter leur récit à la communauté juive locale, les douaniers leur ont dit qu’ils allaient être interrogés.

« La seule raison de leur détention et de leur interrogatoire est qu’ils sont Israéliens », a déclaré Levy.

Une courte vidéo de l’incident diffusée sur les réseaux sociaux montre l’un des fonctionnaires réprimander les Israéliens, qui ne sont pas visibles à l’écran, après que l’un d’entre eux a semblé dire qu’il n’était pas autorisé à entrer dans la ville.

« Personne n’a dit cela une seule fois, alors arrêtez avec votre attitude », dit le garde. « Nous avons pris la décision et vous allez entrer. Laissez-nous faire les contrôles nécessaires et restez tranquilles. »

Après leur avoir demandé s’ils étaient « d’accord avec ça », le douanier leur dit : « C’est nous qui sommes les patrons, pas vous. »

Selon Levy, les Israéliens ont ensuite été détenus pendant deux heures et, lorsqu’ils ont été relâchés, le même officier leur a dit : « Ils devaient s’assurer que vous n’alliez pas faire ici ce que vous faites à Gaza », en référence à l’opération militaire menée par Israël contre le Hamas à la suite des atrocités commises le 7 octobre.

« Le commentaire fait après leur libération prouve sans l’ombre d’un doute que cet individu était motivé par des intentions antisémites », a affirmé Levy.

S’adressant au Daily Mail, Daniel Sharabi a affirmé qu’il n’avait « aucun doute » sur le fait qu’il avait été arrêté parce qu’il était Israélien.

« Nous n’avons pas arrêté de demander aux agents pourquoi ils nous avaient arrêtés : était-ce parce que nous sommes Israéliens ou parce que nous sommes Juifs ? Bien sûr, ils ne l’ont jamais admis, mais pour nous, il était évident que c’était la seule raison. »

Il a expliqué aux médias qu’il ne se sentait pas en sécurité au Royaume-Uni après l’incident et qu’il quitterait le pays dans la journée.

« C’est la première fois que je viens dans ce pays et la dernière fois. Je ne veux plus jamais revivre ce que j’ai ressenti », a-t-il ajouté.

« Nous enquêtons sur cette affaire », a déclaré le ministre britannique de l’Intérieur, James Cleverly, en réponse au JRCGM.

« Nous ne tolérons ni l’antisémitisme ni aucune forme de discrimination », a-t-il écrit sur X. « L’incident sera traité conformément à nos procédures disciplinaires. »

Le Royaume-Uni a connu une flambée d’antisémitisme depuis le 7 octobre. Un rapport publié le mois dernier par le Community Security Trust (CST) a révélé que le nombre d’actes antisémites survenus depuis cette date dépassait tous les totaux précédents au cours des 40 années pendant lesquelles le groupe a recensé les actes de haine envers les Juifs en Grande-Bretagne. Certains de ces incidents ont été violents, notamment en janvier, lorsque des employés et des clients d’un supermarché casher familial de Golders Green ont repoussé un agresseur armé d’un couteau qui leur demandait : « Soutenez-vous Israël ou la Palestine ? »

De nombreux membres de la communauté juive du Royaume-Uni ont exprimé leur inquiétude face aux manifestations hebdomadaires de masse contre Israël organisées par des manifestants pro-palestiniens à Londres, au cours desquelles ont été lancés des appels à une « intifada » ou à un soulèvement, ainsi que des chants prônant la destruction d’Israël, tels que « Nous ne voulons pas deux États, la Palestine en 48 ».

Des activistes anti-Israël et des sympathisants brandissant des drapeaux et des pancartes lors d’une marche à travers Londres, lors de la Journée nationale d’action pour la Palestine, le 9 mars 2024. (Crédit : Henry Nicholls/AFP)

Des personnes glorifiant le groupe terroriste palestinien du Hamas, des incidents et des slogans antisémites ont également été constatés lors de ces manifestations.

De nombreux signalements ont également fait état d’attaques antisémites contre des personnes qui accrochaient des affiches d’otages kidnappés par les groupes terroristes de Gaza et qui parlaient hébreu dans les rues de Londres.

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