Amman réclame la libération de 30 Jordaniens détenus en Syrie
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Amman réclame la libération de 30 Jordaniens détenus en Syrie

Le chargé d'affaires syrien en Jordanie a été convoqué "et la Jordanie a de nouveau réclamé la libération de 30 de ses ressortissants détenus en Syrie sans motifs"

Des soldats du régime syrien à côté d'une photo du président syrien Bashar el-Assad sur un tank, au poste-frontière de Nassib avec la Jordanie, dans la province de Deraa, au sud, le 7 juillet 2018 (Crédit : AFP Photo/Youssef Karwashan)
Des soldats du régime syrien à côté d'une photo du président syrien Bashar el-Assad sur un tank, au poste-frontière de Nassib avec la Jordanie, dans la province de Deraa, au sud, le 7 juillet 2018 (Crédit : AFP Photo/Youssef Karwashan)

La Jordanie a réclamé jeudi la libération de 30 de ses ressortissants détenus depuis plusieurs mois en Syrie et convoqué à cet effet le chargé d’affaires syrien, a annoncé le ministère jordanien des Affaires étrangères.

Le chargé d’affaires syrien en Jordanie, Aymen Allouch, a été convoqué jeudi, « pour la quatrième fois consécutive et la Jordanie a de nouveau réclamé la libération de 30 de ses ressortissants détenus en Syrie sans motifs », a indiqué le porte-parole jordanien, Soufiane al-Qudah, dans un communiqué.

Selon Amman, les 30 Jordaniens s’étaient rendus en Syrie pour des visites ou pour faire des achats après l’ouverture en octobre des frontières entre les deux pays. Ils avaient alors été arrêtés.

Amman a demandé à maintes reprises « par voie diplomatique » des éclaircissements sur leur sort aux autorités syriennes sans obtenir de réponse, selon le communiqué jordanien.

Le principal point de passage entre la Syrie et la Jordanie, autrefois l’un des plus grands carrefours commerciaux au Moyen-Orient, a rouvert mi-octobre 2018 à la suite d’un accord entre Amman et Damas.

Ce poste-frontière, appelé Nassib du côté syrien et Jaber du côté jordanien, était fermé depuis trois ans sur décision d’Amman à la suite d’une série de pillages. En avril 2015, il avait été repris par les rebelles, pour l’essentiel des combattants de l’Armée syrienne libre et du Front Al-Nosra, ex-branche syrienne d’Al-Qaïda.

Sa réouverture, qui a constitué une bouffée d’oxygène pour les deux pays, a été décidée après la reprise, en juillet 2018, par le régime syrien aidé de son allié russe, de la région bordant la frontière jordanienne, contrôlée alors par les rebelles.

Sa fermeture avait porté un coup dur à l’économie jordanienne. L’isolement commercial de la Jordanie, un pays pauvre en hydrocarbures et très dépendant de l’aide internationale, s’était doublé d’une crise humanitaire et financière sans précédent en raison de l’afflux de centaines de milliers de réfugiés syriens fuyant la guerre dans leur pays.

Le roi Abdallah II de Jordanie, dont le pays accueille plus de 700 000 réfugiés syriens, a toujours préconisé un règlement politique au conflit en Syrie où la guerre a fait plus de 370 000 morts en plus de sept ans.

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