Antisémitisme : 6 mois avec sursis pour l’ex-président du centre chiite Zahra
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Antisémitisme : 6 mois avec sursis pour l’ex-président du centre chiite Zahra

Une amende de 2 000 euros a également été infligée à cet ex-responsable, Jamel Tahiri, poursuivi pour la mise en ligne d'un article antisémite d'une revue camerounaise

Yahia Gouasmi, à droite, fondateur du "Centre Zahra France", une organisation religieuse, avec Tahiri Jamel, à gauche, près du centre, parlent aux journalistes à Grande-Synthe, près de Dunkerque, le 2 octobre 2018. (Crédit : AFP / Philippe HUGUEN)
Yahia Gouasmi, à droite, fondateur du "Centre Zahra France", une organisation religieuse, avec Tahiri Jamel, à gauche, près du centre, parlent aux journalistes à Grande-Synthe, près de Dunkerque, le 2 octobre 2018. (Crédit : AFP / Philippe HUGUEN)

L’ancien président de l’association musulmane chiite « Centre Zahra » à Grande-Synthe (Nord), fermée pour propagande favorisant le jihad armé, a été condamné lundi à six mois de prison avec sursis pour provocation à la haine antisémite par le tribunal de Dunkerque.

Une amende de 2 000 euros a également été infligée à cet ex-responsable, Jamel Tahiri, poursuivi pour la mise en ligne d’un article antisémite d’une revue camerounaise sur le site du centre Zahra le 1er décembre 2017, a-t-on précisé de source judiciaire.

Le ministère de l’Intérieur avait alors effectué un signalement au parquet de Paris, qui avait transmis le dossier à celui de Dunkerque, compétent territorialement. A l’époque, M. Tahiri était président de l’association.

Le 20 mars, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait annoncé avoir demandé en Conseil des ministres la dissolution du « Centre Zahra » et d’associations dépendantes, « qui légitiment de façon régulière le jihad armé ».

Le tribunal administratif de Lille avait rejeté le 20 juin la requête de l’association contestant un arrêté du préfet du Nord qui prononçait la fermeture pour six mois du lieu de culte.

Ses locaux à Grande-Synthe avaient été visés le 2 octobre 2018 par une opération antiterroriste. Les perquisitions administratives avaient débouché sur la découverte d’armes à feu détenues illégalement. Le trésorier de cette association avait également été condamné à 18 mois de prison, dont six ferme, par le tribunal correctionnel de Dunkerque pour détention illégale d’armes.

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