Au Maroc, des rencontres avec des Israéliens suscitent des appels au boycott
Le festival Esther et Salma, à Essaouira, a été maintenu malgré les appels au boycott
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Deux initiatives impliquant des Israéliens ont suscité des critiques au Maroc ce mois-ci, sur fond de guerre à Gaza et de rejet de la normalisation avec Israël.
Le festival Esther et Salma, organisé du 8 au 11 octobre à Essaouira, a été maintenu malgré les appels au boycott de la Campagne marocaine pour le boycott académique et culturel d’Israël (MACBI), liée au mouvement BDS. Celle-ci dénonçait notamment les rencontres entre Israéliens et Palestiniens, jugées « normalisatrices », a rapporté le magazine Marianne.
Dans un communiqué, les organisateurs ont rappelé que le festival était avant tout consacré à la culture, à l’art et à l’exil, avec une place centrale accordée aux artistes du monde arabe, d’Iran et du Moyen-Orient. Ils ont rejeté les « amalgames » et affirmé leur refus de faire taire les voix israéliennes comme palestiniennes. Ils ont également exprimé leur « indignation face aux massacres de Gaza et à l’occupation de la Cisjordanie », leur soutien à l’autodétermination palestinienne et leur opposition à la politique du gouvernement israélien. « La culture est le lieu de la résistance par excellence », ont-ils écrit, présentant Essaouira comme une ville où le dialogue reste possible.
En marge du festival, le journaliste franco-israélien Michel Taubmann a organisé des rencontres entre Israéliens, Palestiniens, Marocains et Européens autour de l’avenir palestinien et de la politique israélienne.
Quelques jours plus tard, la participation de professeurs marocains à une conférence organisée le 19 octobre à Ashkelon, en Israël, a également été critiquée. Selon le média marocain Yabiladi, le Syndicat marocain de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a critiqué leur présence à cette rencontre consacrée à la coexistence judéo-musulmane au Maghreb à l’époque moderne.
Le syndicat a estimé que cette participation constituait une forme de normalisation académique incompatible avec le soutien du Maroc à la cause palestinienne.
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