Ben Gvir : des permis de port d’armes privés pour les habitants de Kiryat Shmona
"Ceux qui restent ici pourront ainsi se défendre, avec, bien sûr, le soutien d'une importante présence policière", a expliqué le ministre au maire Avichaï Stern

Les habitants de Kiryat Shmona pourront désormais obtenir des permis de port d’armes à feu privés, a fait savoir lundi le ministre de la Sécurité intérieure Itamar Ben Gvir au cours d’une réunion spéciale de son parti d’extrême droite Otzma Yehudit dans cette ville du nord du pays.
« Je suis venu aujourd’hui avec une nouvelle extrêmement importante pour la ville : nous allons la rendre entièrement éligible au port d’armes à feu », a annoncé Ben Gvir.
« À l’issue d’une concertation entre les équipes du ministère, nous avons décidé de désigner l’ensemble de Kiryat Shmona, à l’exception de la zone industrielle, comme zone éligible aux armes à feu. Ceux qui restent ici pourront ainsi se défendre, avec, bien sûr, le soutien d’une importante présence policière », a expliqué Ben Gvir au maire Avichaï Stern.
Les demandes de permis de port d’armes ont explosé après l’attaque massive menée par le groupe terroriste du Hamas contre le sud d’Israël, le 7 octobre 2023. À la suite du pogrom, le ministère de la Sécurité intérieure a également accordé aux collaborateurs personnels de Ben Gvir, aux employés de la Knesset et à d’autres personnes une compétence provisoire en matière d’approbation de demandes de permis de port d’armes. Plusieurs des bénéficiaires de cette compétence ont ensuite fait l’objet d’une enquête policière ; ils sont soupçonnés d’avoir délivré des permis de port d’armes à feu de manière inappropriée.
En septembre, Ben Gvir a indiqué que, depuis le début de ses efforts visant à augmenter le nombre de détenteurs d’armes à feu, le gouvernement avait délivré quelque 230 000 nouveaux permis de port d’armes.
Si Ben Gvir affirme que la présence d’un plus grand nombre d’armes dans les rues a rendu Israël plus sûr, les associations de femmes dénoncent en revanche l’augmentation du nombre d’armes à feu dans les foyers israéliens, des armes qui, disent-elles, représentent un risque pour les victimes de violence domestique.
Pour Ben Gvir, il est important de faciliter le retour des habitants de la ville qui ont été déplacés pendant la guerre contre le Hezbollah. Le ministre dit qu’il « reste encore beaucoup à faire », tout en se félicitant des 280 millions de shekels alloués à la ville par Yitzhak Wasserlauf, ministre du Néguev, de la Galilée et de la Résilience nationale, membre de son parti.
« Cette ville, à mon sens, doit non seulement retrouver sa gloire d’antan, mais également se développer davantage, s’épanouir et prospérer. C’est pourquoi nous sommes ici : pour vous délivrer ce message, et faire tout ce qui est en notre pouvoir », a-t-il fait savoir.
Au lendemain du pogrom perpétré par le Hamas dans le sud d’Israël, le groupe terroriste libanais du Hezbollah a commencé à tirer des salves de roquettes, de missiles et de drones sur les communautés et les infrastructures militaires du nord de l’État juif, entraînant une évacuation massive sans précédent de quelque 60 000 personnes vivant à proximité de la frontière libanaise.
La quasi-totalité des 24 000 habitants de Kiryat Shmona, située à un peu plus d’un kilomètre de la frontière, ont été évacués, jusqu’à la conclusion d’un cessez-le-feu dans le nord à la fin du mois de novembre 2024.
Depuis le cessez-le-feu avec le Hezbollah, seuls 60 % des habitants de Kiryat Shmona sont revenus dans la ville. Seule la moitié des commerces locaux ont rouvert leurs portes.







