Israël en guerre - Jour 194

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Cérémonies de départ des Olim de France à Paris et Marseille

200 Olim étaient présents à la cérémonie à Paris, et 50 à Marseille ; la doyenne d'entre eux, Georgette Myriam Belhamou, est âgée de 102 ans et s'installera à Eilat avec sa fille

De nouveaux immigants arrivent à l'aéroport Ben Gurion en Israël à bord d'un vol d'alyah, le 15 août 2015. Les personnes sur la photo n'ont aucun lien avec le contenu de cet article. (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)
De nouveaux immigants arrivent à l'aéroport Ben Gurion en Israël à bord d'un vol d'alyah, le 15 août 2015. Les personnes sur la photo n'ont aucun lien avec le contenu de cet article. (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)

La traditionnelle cérémonie de départ des olim organisée à l’initiative du Consistoire de Paris et de l’Agence juive depuis 2006 s’est tenue le 29 juin au Centre européen du judaïsme, à Paris. 200 Olim y ont participé.

Le ministre israélien de l’Alyah et de l’intégration Ofir Sofer, venu spécialement pour l’occasion, était présent, ainsi que le président de l’Agence Juive mondiale Doron Almog, l’ambassadeur d’Israël Haïm Waxman, le président du Consistoire de France Élie Korchia, le président du Consistoire de Paris Joël Mergui, le grand rabbin de Paris Michel Gugenheim, le président du FSJU Ariel Goldmann, le président de l’Alliance israélite universelle Marc Eisenberg, et le président du B’nai B’rith France Philippe Meyer.

« Devant une salle comble avec les Olim et leurs familles et dans un climat festif, les prises de parole ont rappelé l’importance et l’émotion de ce moment qui constitue pour chaque Olim un au revoir à la communauté juive avant son alyah pour Israël et pour les responsables communautaires l’occasion de leur souhaiter toute la réussite possible pour cette nouvelle page de leur vie qui commence », a indiqué le Consistoire.

Georgette Myriam Belhamou, 102 ans, se trouvait parmi ces 200 Olim qui partiront cet été – son âge faisant ainsi d’elle la doyenne du groupe. Née dans le Sahara, elle a vécu en Algérie avant de rejoindre Paris. Elle s’installera prochainement à Eilat avec sa fille et rejoindra en Israël son fils et ses petits-enfants, a rapporté la chaine israélienne Akhchav 14.

« Je suis très ému de participer à cette cérémonie particulière et si touchante », a déclaré Ofir Sofer. « Des centaines d’Olim qui font un pas courageux et rentrent à la maison. Il est très émouvant de voir l’amour qu’ils portent à l’État d’Israël et le sionisme qui vibre en eux. Lors de mon séjour en France, j’ai rencontré plusieurs étudiants qui vont participer au programme universitaire dédié aux jeunes Français, lancé par le ministre, la semaine dernière. Je suis convaincu que beaucoup d’autres jeunes Français vont prendre part à ce programme. »

« Ce soir, nous avons dit au revoir à des dizaines d’immigrants qui quittent leur foyer pour rejoindre l’État d’Israël et y contribuer », a déclaré Doron Almog. « Chaque immigré accomplit dans ses actions le commandement donné à Abraham : ‘Quitte ton pays, [ta parenté et la maison de ton père et va dans le pays que je te montrerai].’ La décision des immigrés de venir en Israël est l’expression du lien profond et du grand amour que la communauté en France porte à Israël. Nous vous attendons en Israël et vous souhaitons avec amour la bienvenue. »

La cérémonie parisienne s’est achevée par la remise au ministre israélien de la liste symbolique des noms des olim.

Une cérémonie d’alyah organisée par le Consistoire, avec le Keren Hayessod et l’Agence juive, avait aussi eu lieu mardi soir à Marseille. Une cinquantaine d’Olim qui partiront du sud de la France y ont participé.

Le ministre Ofir Sofer était là aussi présent, ainsi que Zvi Amar, président du Consistoire du sud de la France et vice-président du Consistoire de France, et le grand rabbin de Marseille Reuven Ohana.

2022 a été une année record pour l’alyah, sans précédent depuis deux décennies, avec presque 75 000 personnes qui se sont installées dans le pays. Plus de trois-quarts de ces nouveaux arrivants provenaient de Russie et presque 20 % d’Ukraine – soit cinq fois plus que l’année précédente, selon les chiffres du Bureau central des statistiques.

À côté de cette vague d’immigration majeure en provenance de l’ex-Union soviétique, il y a aussi eu l’année dernière une baisse significative – mais qui était attendue – de l’alyah des Juifs d’Amérique du nord et d’Europe occidentale.

En 2022, 2 000 personnes ont immigré en Israël depuis la France, contre 3 500 l’année précédente. Le nombre de nouveaux arrivants depuis l’Amérique du nord est aussi tombé de 4 400 en 2021 à 3 500 en 2022.

Dganit Sankar-Langa, directrice-générale du ministère de l’Immigration et de l’Intégration, a attribué ces baisses à des considérations d’ordre financier.

« Nous pensons qu’elles sont liées au coût de la vie et à la crise du logement en Israël. Nous nous basons en cela sur ce que les immigrants eux-mêmes nous disent, en plus de ceux qui s’intéressent à l’idée d’immigrer », a-t-elle expliqué.

L’important flux de nouveaux arrivants de l’ex-Union soviétique a entraîné des tensions majeures dans les infrastructures chargées de l’intégration des immigrants dans le pays, avec de nombreuses personnes venues de l’étranger qui ont dû apprendre l’hébreu, trouver du travail et se fondre dans la société israélienne. Alors qu’un grand nombre de ces immigrants étaient arrivés de manière impromptue, sans effets personnels, le gouvernement avait offert une allocation particulière pour les aider à se remettre sur pied dans un nouveau pays, une allocation qui a été suspendue depuis.

À partir du 10 juillet, les olim hadashim qui auront obtenu la citoyenneté israélienne par le biais de la Loi du retour devront prouver que leur centre de vie se trouve dans l’État juif avant de recevoir leur passeport, mettant ainsi fin à la pratique du passeport à l’arrivée. La législation a été votée début juin par la Knesset. Cette loi fait suite à l’afflux d’immigrants russes et ukrainiens en Israël.

Les nouveaux arrivants pourront recevoir un document de transit temporaire, appelé teoudat maavar, jusqu’à ce que l’année soit écoulée.

Selon les données de l’Autorité de la population, de l’immigration et des frontières, environ 63 % des immigrants arrivés en 2015 et 66 % de ceux qui ont déménagé en 2016 ont toujours leur centre de vie en Israël aujourd’hui. Depuis 2017, ce pourcentage oscille entre 61 % et 69 %.

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