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COVID : Le vaccin pour les bébés disponible en avril en Israël – responsable

Tous les Israéliens âgés de plus de 6 mois pourraient ainsi être vaccinés ; il faut attendre l'essai de Pfizer, qui a déjà indiqué que les vaccins sont sûrs pour les moins de 5 ans

Image d'illustration : un bébé reçoit un vaccin de routine (naumoid via iStock by Getty Images)
Image d'illustration : un bébé reçoit un vaccin de routine (naumoid via iStock by Getty Images)

Israël devrait déployer des vaccins pour les bébés et les tout-petits d’ici avril, a déclaré un haut responsable de la santé.

« En Israël, les vaccins sont désormais disponibles pour toutes les personnes âgées de cinq ans et plus. Je pense que d’ici avril, la vaccination sera étendue à tous les enfants de plus de six mois », a déclaré le Dr Asher Shalmon, directeur des relations internationales du ministère de la Santé, lors d’une réunion d’information avec des responsables politiques et des journalistes étrangers cette semaine.

Pfizer est en train de mener des essais cliniques pour abaisser l’âge autorisé pour son vaccin de cinq ans à six mois. Pfizer a indiqué le mois dernier que, dans son essai en cours sur des enfants âgés de six mois à cinq ans, « aucun problème de sécurité n’a été identifié » et que le vaccin « présentait un profil de sécurité favorable ».

La société vérifie actuellement les réponses à un régime de trois mini-doses pour les moins de cinq ans, après avoir constaté qu’une approche à deux doses provoquait une forte réponse chez les enfants âgés de 6 à 24 mois, mais n’était pas aussi forte chez les enfants âgés de deux à cinq ans.

Un garçon israélien Itamar, 5 ans, reçoit une dose du vaccin Pfizer/BioNTech Covid-19 à l’Organisation des services de santé Meuhedet à Tel Aviv, le 22 novembre 2021, alors qu’Israël commence sa campagne de vaccination contre le coronavirus pour les enfants de 5 à 11 ans. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

Le conseiller du gouvernement en matière de coronavirus, le professeur Nadav Davidovitch, un important épidémiologiste, a également indiqué lors d’un point presse mercredi qu’Israël avait l’intention d’introduire prochainement des doses pour les nourrissons.

M. Davidovitch a fait ces commentaires alors qu’il expliquait pourquoi, selon lui, les parents ne devraient pas baisser la garde face à Omicron, en se basant sur les observations selon lesquelles il a tendance à provoquer des cas plus bénins que les variants précédents, et que les enfants ont tendance à subir le virus plus légèrement que les adultes.

« Les enfants sont souvent beaucoup moins malades que les adultes, mais ils peuvent avoir le PIMS [syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique, une séquelle du COVID-19] et le COVID long, c’est pourquoi les vaccins sont importants, et il y aura des vaccins pour les enfants de moins de cinq ans. »

Les médecins sont optimistes quant à la capacité des vaccins à prévenir le PIMS, après que les Centres de contrôle et de prévention des maladies des États-Unis ont constaté que le vaccin Pfizer est hautement protecteur contre le syndrome. Ils ont conclu que le vaccin est efficace à 91 % pour prévenir le PIMS chez les jeunes de 12 à 18 ans, une statistique basée sur la comparaison de son occurrence chez les adolescents non vaccinés.

Un enfant israélien reçoit sa deuxième injection du vaccin Covid-19 au centre de vaccination Clalit pour enfants à Kfar Saba, le 13 décembre 2021. (Flash90)

Davidovitch a déclaré qu’Omicron est beaucoup plus contagieux chez les enfants, notamment par rapport à la forme originale du virus, qui était nettement moins contagieuse chez les enfants que chez les adultes. « Il est clair maintenant que, contrairement au SRAS-COV-2 original qui ne concernait pas tant les enfants et qui n’était pas si contagieux, maintenant les choses sont très différentes », a-t-il déclaré.

« C’est probablement lié aux caractéristiques biologiques – l’infection se situe maintenant beaucoup plus dans la gorge et dans les zones respiratoires supérieures. Avec les enfants, dont l’anatomie est différente de celle des adultes, cela semble les rendre plus enclins à l’infection désormais. »

Prof. Nadav Davidovitch. (Autorisation)

Nadav Davidovitch, leader du syndicat des médecins israéliens et directeur de l’école de santé publique de l’université Ben-Gurion, a déclaré qu’il s’attendait à ce qu’à l’avenir, une fois la pandémie apprivoisée et le virus réduit à un faible niveau – ou, dans le jargon scientifique, devenu endémique – les vaccins contre le coronavirus soient administrés pendant l’enfance de manière systématique, sous réserve de l’approbation des parents.

« Ma prédiction est que, lorsque la maladie deviendra endémique, les vaccins COVID feront partie d’un calendrier vaccinal ordinaire comme le ROR, de sorte que les enfants qui naissent recevront le calendrier de vaccination en même temps que les autres vaccins », a-t-il déclaré.

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