Découvrez la Greta Thunberg juive, pour qui, le militantisme est une mitzvah
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Découvrez la Greta Thunberg juive, pour qui, le militantisme est une mitzvah

Là où beaucoup voient le monde s'écrouler, Hannah Alper voit une opportunité de s'améliorer - et exerce une influence considérable, ayant entamé sa carrière de blogueuse à 9 ans

  • Hannah Alper avec une classe de collège pour filles au Kenya lors d'une mission avec l'association Me to We, en juin 2016. (Autorisation)
    Hannah Alper avec une classe de collège pour filles au Kenya lors d'une mission avec l'association Me to We, en juin 2016. (Autorisation)
  • Hannah Alper participe à une opération de nettoyage des côtes canadiennes à Richmond Hill, dans l'Ontario, en septembre 2012. (Autorisation)
    Hannah Alper participe à une opération de nettoyage des côtes canadiennes à Richmond Hill, dans l'Ontario, en septembre 2012. (Autorisation)
  • Hannah Alper, au premier plan à gauche, devant le Parlement de l'Ontario à Toronto pendant le tournage de l'émission de télé "Citizen Kid", en février 2020. (Autorisation : Peter Bregg)
    Hannah Alper, au premier plan à gauche, devant le Parlement de l'Ontario à Toronto pendant le tournage de l'émission de télé "Citizen Kid", en février 2020. (Autorisation : Peter Bregg)
  • Hannah Alper interviewe la lauréate du prix Nobel de la paix Malala Yousafzai à Ottawa, le 12 avril 2017. (Autorisation)
    Hannah Alper interviewe la lauréate du prix Nobel de la paix Malala Yousafzai à Ottawa, le 12 avril 2017. (Autorisation)
  • Hannah Alper sur scène lors d'un événement We Day en 2013 au Canada. (Autorisation)
    Hannah Alper sur scène lors d'un événement We Day en 2013 au Canada. (Autorisation)
  • Hannah Alper participe à la construction d'un nouveau lycée au Kenya dans le cadre d'une mission pour l'association Me to We, en juin 2016. (Autorisation)
    Hannah Alper participe à la construction d'un nouveau lycée au Kenya dans le cadre d'une mission pour l'association Me to We, en juin 2016. (Autorisation)

TORONTO – Comme la plupart des adolescents, Hannah Alper a vu son monde se rétrécir considérablement sous l’effet de la Covid-19. Contrairement à la plupart des adolescents, sa réalité pré-pandémique comprenait de fréquents discours devant de larges audiences en Amérique du Nord, où ses années de militantisme social et sa maîtrise des questions d’actualité sont en contradiction avec son âge.

Bien qu’elle n’ait que 17 ans, Hannah Alper est déjà une guerrière écologiste bien établie. Cette militante et conférencière de haut vol a également un livre à son actif. Depuis sa première prise de parole en public à l’âge de 10 ans, elle a prononcé plus de 400 discours et fait de nombreuses apparitions dans les médias. Lorsqu’elle avait 14 ans, Bloomberg Businessweek l’a fait figurer dans sa liste des « Ones to Watch in 2018 » [À suivre en 2018], la seule adolescente sélectionnée.

Le 5 juin, Journée mondiale de l’Environnement, elle a figuré en bonne place dans une émission de télévision canadienne intitulée « Citizen Kid : Earth Comes First ». Elle était l’une des quatre jeunes activistes du documentaire qui mettait l’accent sur leurs efforts pour sensibiliser au changement climatique et donner aux jeunes les moyens d’agir. On l’y voit assister au Sommet sur les solutions climatiques basées sur la nature à Ottawa et à un événement des Fridays For Future à Washington, DC.

Aujourd’hui, depuis son domicile dans une banlieue de Toronto qu’elle partage avec ses parents et où elle passe le plus clair de son temps depuis que son lycée a fermé à la mi-mars à cause du coronavirus, Hannah Alper reste plus que jamais engagée dans les causes qui lui sont chères. Ses apparitions en personne étant suspendues tant que les responsables de la santé publique interdisent les grands événements, elle concentre son combat pour le changement sociétal et environnemental en ligne. Elle a 40 000 abonnés sur Twitter, 13 000 sur Instagram et un trafic élevé sur sa page Facebook et son blog.

Hannah Alper chez elle à Toronto avec Charlie, l’un des deux chiens de la famille, mars 2020. (Autorisation)

Un récent dimanche après-midi ensoleillé, elle s’est assise dans le jardin de sa maison de Richmond Hill, juste au nord de Toronto, pour une interview avec le Times of Israel. Plus d’une fois, elle a cité les valeurs juives qui ont eu un impact majeur sur son approche du militantisme et de la responsabilité sociale dès son plus jeune âge.

« Des valeurs comme la tzedakah [charité] et surtout le tikkun olam [réparer le monde] sont au cœur de tout ce que je fais en tant que militante », dit Hannah Alper, qui a grandi enfant unique dans un foyer juif laïc. « Il s’agit de réparer le monde, ce que je crois que nous devons faire. Cette approche m’a permis de devenir le type de personne que je suis aujourd’hui, quelqu’un qui est également passionné par la communauté, une autre partie importante de la vie juive ».

C’est sa mère et une colonie de vacances qui lui ont donné cette perspective pour la première fois.

« Je me souviens qu’au camp Gesher [qui fait partie du mouvement de jeunesse progressiste Habonim Dror], nous avons beaucoup parlé du concept de tikkun olam et de la façon de faire la différence », dit Hannah Alper entre deux gorgées de smoothie banane-fraise. « Nous avons discuté de la façon dont chacun a la capacité, l’aptitude et la responsabilité de faire la différence, de réparer le monde et de faire des mitzvot« .

« C’est ce que je garde à l’esprit maintenant, que tout ce que je fais, ce sont des mitzvot – ce sont de bonnes actions – et donc dans mon parcours, j’essaie d’inspirer les gens à, si vous voulez, pratiquer ces mitzvot et faire de bonnes choses qui rendront le monde un peu plus lumineux que lorsqu’ils l’ont trouvé », explique-t-elle.

Notre monde est entre de bonnes mains

On l’a comparée à sa comparse adolescente Greta Thunberg, la personne de l’année 2019 du magazine Time en Suède, qui a été le fer de lance d’un mouvement mondial de lutte contre le changement climatique.

Elle rend hommage à d’autres jeunes engagés dans le changement social. « J’aime me connecter avec d’autres jeunes militants, que ce soit en personne ou sur les médias sociaux », déclare Mme Alper. « Cela me donne beaucoup d’espoir et de confiance que notre monde est entre de bonnes mains avec de tels jeunes ».

Quand Alper parle, elle ne ressemble pas à une typique adolescente nord-américaine. Elle est très articulée, mondaine mais peu cynique, sûre d’elle sans être arrogante, et connaît parfaitement un large éventail de questions contemporaines.

Hannah Alper participe à la construction d’un nouveau lycée au Kenya dans le cadre d’une mission pour l’association Me to We, en juin 2016. (Autorisation)

En tant que militante engagée et partisane du changement social, elle a suivi avec une grande inquiétude les manifestations de Black Lives Matter qui ont éclaté à la suite de l’assassinat de George Floyd par la police à Minneapolis fin mai.

« En ce moment, je prends un peu de recul et j’en apprends plus sur cette question », dit Alper, alors que Charlie, l’un de ses deux chiens de famille – tous deux Shih Tzus – se blottit à ses côtés. « J’ai partagé et amplifié les voix des Noirs parce que c’est vraiment ce que nous devons faire maintenant parce que, honnêtement, dans ce combat, ma voix n’a pas d’importance. Elle importe seulement dans le sens où je suis un allié quand je dis que je me tiens à vos côtés et que je me battrai pour vous de manière non violente et pacifique ».

Elle estime qu’il lui incombe, à elle et aux autres, de réagir à la situation.

« Je pense qu’en tant que Juifs, nous devons défendre tout ce qui se passe, que ce soit la lutte pour les Noirs ou la lutte pour les indigènes au Canada », déclare Mme Alper. « Notre devoir en tant que Juifs, en tant que Canadiens, en tant que personnes dans le monde, est de faire en sorte que chaque personne se sente incluse et se sente en sécurité pour marcher dans les rues parce que cela devrait être un droit, et non un luxe ».

Prodige du blog

Hannah Alper participe à la manifestation écologiste March for Our Lives à Toronto, en mars 2018. (Autorisation)

L’entrée d’Hannah Alper dans le militantisme a commencé à l’âge de 9 ans. Elle était allée avec ses parents à un sommet familial numérique à Philadelphie, qui comprenait un atelier sur la façon d’être en sécurité dans le monde en ligne, ainsi qu’une session de trois heures sur les blogs, au cours de laquelle elle a rejoint son père. Cela lui a donné envie de créer un blog, même si elle ne savait pas sur quoi se concentrer.

« Mes parents m’ont dit que je ne pouvais pas écrire sur moi ou sur l’amour que j’avais pour Justin Bieber », se souvient l’adolescente. « Ils ont insisté pour que je fasse un blog sur un sujet qui me passionne. Nous en avons parlé. Qu’est-ce que tu aimes ? Qu’est-ce qui te tient le plus à cœur ? Que veux-tu changer dans le monde ? Tout ce que je savais, c’est que j’aimais les animaux ».

Ses parents ont commencé à la sensibiliser à des questions liées aux animaux, comme la déforestation, et lui ont donné des ressources pour en savoir plus. Le blog a rapidement évolué pour mettre en avant les moyens d’être plus respectueux de l’environnement dans la vie de tous les jours. Hannah Alper a commencé à aborder des sujets tels que la pauvreté, les sans-abris, la santé mentale et l’eau propre.

j’ai réalisé l’incroyable changement que les jeunes, en particulier, peuvent apporter lorsque on se rassemble

C’est ainsi qu’elle a prononcé son premier discours devant une foule nombreuse, racontant à 300 élèves de son école primaire le manque d’eau potable dans le monde en développement et ses conséquences désastreuses. Elle a lancé une campagne dans trois écoles locales (dont la sienne) qui a permis de collecter des fonds, fournissant ainsi à 37 personnes en Afrique de l’eau potable pour la vie.

« Ce fut un grand moment pour moi, car j’ai réalisé l’incroyable changement que les jeunes, en particulier, peuvent apporter lorsqu’on se rassemble », rapporte-t-elle. « Je n’avais jamais vu une telle chose auparavant et cela m’a motivé à continuer. Que les jeunes puissent créer autant de changement est quelque chose qui me pousse encore à continuer mon militantisme et à motiver les gens à croire qu’ils ont le pouvoir de changer le monde ».

Sur son site web, il y a une vidéo d’une petite fille précoce livrant sans notes un TEDx Talk intitulé « How to Find Your Spark ». C’était Hannah Alper à l’âge de 10 ans, et il était déjà clair à l’époque qu’elle était une oratrice naturelle destinée à avoir un impact.

Hannah Alper, à 9 ans en 2012, écrit sur son blog chez elle. (Autorisation)

« Quand je suis passionnée par quelque chose, je suis vraiment, vraiment bonne pour en parler, même si cela peut être stressant de parler devant une grande foule », dit-elle. « Chaque fois que je fais un discours de 45 minutes, mes mains et mes genoux tremblent encore jusqu’à ce que j’en sois à environ 30 minutes ».

« Lorsque je faisais une tournée en Amérique du Nord avec Martin Luther King III pour WeDay, il m’a demandé si j’étais nerveuse. J’ai dit oui parce que je parlais devant 20 000 personnes. Il m’a dit que les nerfs sont une bonne chose parce que cela signifie que vous avez de l’adrénaline, ce qui signifie de l’excitation, ce qui vous aide à continuer. Il a dit que si vous n’êtes pas nerveux, vous ne devriez pas faire ce que vous faites », se souvient la jeune militante.

Il y a trois ans, alors qu’elle était déjà une oratrice accomplie ayant prononcé de nombreux discours pour le Fonds mondial pour la nature, l’association caritative We et d’autres organisations, Hannah Alper a pris des cours avec un coach.

« Son travail sur ma respiration a fait une différence, surtout parce que, comme vous pouvez le voir, quand je parle, je parle vraiment, vraiment, et j’aime parler très vite », dit-elle. « Au début, je me suis concentrée sur l’écriture, puis j’ai réalisé que je n’étais pas mauvaise pour parler en public. Tout est une question de communication pour aider à changer le monde ».

Madame la Première ministre ?

Vu ses talents d’oratrice et sa conscience politique, il est facile d’imaginer qu’Hannah Alper se présentera un jour aux élections.

« Beaucoup de gens m’ont demandé cela et je n’en suis pas sûre, mais me connaissant, la politique pourrait être quelque part sur ma route », confirme-t-elle. « Pour l’instant, je suis une sorte de journaliste en herbe parce que je crois à la recherche de la vérité et je suis vraiment passionnée par les médias. Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons mettre en lumière la vérité et les faits. Le journalisme est important parce que lorsque les gens sont au courant des questions d’actualité, ils sont plus motivés pour faire quelque chose à ce sujet ».

Hannah Alper, qui suit deux cours en ligne cet été – l’un sur la justice sociale, l’autre sur la politique canadienne et mondiale – avant sa dernière année de lycée, a appris des leçons difficiles en dehors des cours.

Hannah Alper interviewe la lauréate du prix Nobel de la paix Malala Yousafzai à Ottawa, le 12 avril 2017. (Autorisation)

« La pire expérience que j’ai eue avec mes camarades à l’école, c’est quand j’étais en Quatrième », dit-elle. « Cette année-là, j’ai été beaucoup intimidée par les autres élèves à cause de mon militantisme. On m’a traitée d’homosexuelle, d’attardée et on m’a dit d’aller me suicider pour avoir défendu mes convictions. C’était vraiment dur, car personne ne me défendait et j’appelais souvent ma mère au déjeuner en pleurant à cause de ce qui se passait ».

Dans son livre de 2017, « Momentus : Small Acts, Big Change », qui encourage les jeunes à s’engager civiquement, Hannah Alper a dressé le portrait de 19 acteurs du changement, dont son plus grand modèle, Malala Yousafzai, militante de l’éducation et plus jeune lauréate du prix Nobel. Elle a également écrit un chapitre intitulé « It’s Not Always Sunshine and Rainbows », dans lequel elle aborde les difficultés sociales auxquelles elle est confrontée à l’école.

Hannah Alper avec une copie de son livre chez son éditeur le jour de la livraison dans les librairies, en novembre 2017. (Autorisation)

L’adolescente a également été confrontée à l’antisémitisme de la part de ses camarades de classe, dont la plupart ne sont pas juifs.

« C’est une sorte de confrontation à la réalité pour moi », commente Hannah Alper. « Parfois, ce sont juste des étudiants au hasard qui font des commentaires et parfois mes amis non-juifs. Les adolescents juifs de notre école savent qu’ils sont parfois l’objet de petites blagues et de stéréotypes antisémites. Par exemple, quelqu’un dépose un billet de 5 dollars devant moi et me dit : ‘Oh, tu es juive, ramasse-le’. Quand cela arrive, cela me rappelle que nous avons encore beaucoup de chemin à faire pour créer le monde dans lequel nous espérons vivre ».

Active depuis plusieurs années au sein de l’organisation de jeunesse Bnai Brith (BBYO), elle a été élue cette année co-présidente de sa section de la région du lac Ontario. Au printemps prochain, elle prévoit de participer à la Marche des vivants en Pologne, liée à la Shoah, puis de passer une semaine en Israël, où elle se rendra pour la première fois.

« Je suis très enthousiaste à l’idée d’aller en Israël », se réjouit Hannah, qui s’est rendue au Kenya et au Costa Rica pour faire du bénévolat communautaire. « J’ai des sentiments très positifs à l’égard d’Israël, car je l’ai toujours considéré comme un foyer et la terre promise pour tous les Juifs. Je pense que c’est un endroit incroyable où les Juifs peuvent vraiment se rassembler et être eux-mêmes, pratiquer ce qu’ils aiment et être en sécurité en tant que communauté. Tout le monde dit que c’est un monde complètement différent et que la danse et la nourriture sont incroyables. J’adore la shakshuka, donc j’ai hâte d’en goûter en Israël ».

Faire face à un monde COVID

Pour l’instant, elle doit encore faire face aux contraintes imposées par la Covid-19, en passant du temps avec ses parents. Sa mère travaille comme spécialiste en marketing dans une organisation caritative juive locale, tandis que son père est publicitaire dans l’industrie musicale.

« Je m’en sors, mais la situation craint », dit-elle. « Je ne peux pas vraiment voir mes amis et je n’ai pas vu mes grands-parents depuis des mois. Je me sens mal pour mes amis en Terminale dont la remise des diplômes et le bal ont dû être annulés. Mais je me sens très chanceuse de vivre à une époque où, même si je ne peux pas physiquement voir mes amis ou mon petit ami, je peux toujours leur parler par Facetime, Zoom ou SMS ».

Hannah Alper, au premier plan à gauche, devant le Parlement de l’Ontario à Toronto pendant le tournage de l’émission de télé « Citizen Kid », en février 2020. (Autorisation : Peter Bregg)

« Bien que la pandémie soit la pire chose qui soit jamais arrivée à ma génération et à celle de mes parents, nous pouvons l’utiliser pour le bien », estime Hannah Alper. « Et c’est ce que nous devrions faire. »

Comme les gens de tout âge, elle passe plus de temps en ligne, notamment sur les réseaux sociaux, en moyenne au moins quatre heures par jour. Elle partage son temps entre les sujets qu’elle défend – notamment l’accès à l’eau potable, les droits civiques, les sans-abri, l’égalité des sexes et la lutte contre le harcèlement – et sa volonté de remonter le moral des gens.

Chaque jour, j’essaie de partager quelques bonnes choses sur les réseaux sociaux pour aider à rendre les jours des gens un peu plus lumineux

« Chaque jour, j’essaie de partager quelques bonnes choses sur les réseaux sociaux pour aider à rendre les jours des gens un peu plus lumineux », dit-elle. « J’affiche différentes choses pour les faire sourire parce que je pense que c’est ce dont nous avons besoin en ce moment, comme des pages géniales avec des citations claires et motivantes et des graphiques différents. Je partage également des conseils pour que les gens restent en bonne santé et heureux. Parfois, c’est même quelque chose d’aussi simple que des vidéos mignonnes de chiens ».

Elle tente également de développer une initiative qu’elle a lancée à l’âge de 12 ans. Appelée FeedTO, celle-ci distribue de la nourriture aux sans-abri de Toronto (dont le surnom est T.O.).

« Je veux développer FeedTO à plus grande échelle », annonce-t-elle. « L’objectif n’est pas seulement de distribuer plus de nourriture mais aussi d’aider à sensibiliser les gens à la question des sans-abri. C’est un sujet qui, selon moi, n’est pas suffisamment exploré, même s’il est très répandu dans le centre-ville. Nous ne pouvons pas résoudre les grands problèmes du monde sans d’abord jeter un coup d’œil dans notre propre cour. Le changement commence chez soi ».

Hannah Alper avec une classe de collège pour filles au Kenya lors d’une mission avec l’association Me to We, en juin 2016. (Autorisation)

En phase avec sa nature optimiste, elle ne se décourage pas facilement.

« Je sais que pour beaucoup de gens, leur militantisme les rend plus tristes à mesure qu’ils en apprennent plus sur les problèmes et qu’ils en voient l’ampleur », reconnaît-elle. « Avec moi, mon militantisme m’a rendue plus curieuse et plus optimiste. J’aime apprendre à connaître les solutions et essayer de motiver les gens à œuvrer pour les changements qui rendront ces solutions possibles ».

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