Démantèlement d’une cellule de trafic de téléphones en prison par le Shin Bet
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Démantèlement d’une cellule de trafic de téléphones en prison par le Shin Bet

L'agence de sécurité a dit que les téléphones avaient été confisqués durant une tentative avortée de trafic en octobre en direction de prisonniers sécuritaires

AUne photo diffusée par l'agence de sécurité du Shin Bet, lmontre des téléphones, un drone et de l'argent qui seraient liés à une tentative avortée de trafic de téléphones dans une prison sécuritaire, le 6 décembre 2018 (Crédit : Shin Bet)
AUne photo diffusée par l'agence de sécurité du Shin Bet, lmontre des téléphones, un drone et de l'argent qui seraient liés à une tentative avortée de trafic de téléphones dans une prison sécuritaire, le 6 décembre 2018 (Crédit : Shin Bet)

L’agence de sécurité du Shin Bet a annoncé jeudi qu’elle avait arrêté un plusieur Arabes israéliens et Palestiniens de Cisjordanie qui tentaient de faire parvenir des téléphones portables à des prisonniers sécuritaires en utilisant un drone.

Ces arrestations ont été faites pendant tout le mois de novembre, selon le Shin Bet, qui a fait savoir que certains suspects avaient été impliqués dans d’autres tentatives, entre les années 2016 et 2018, consistant à faire passer des téléphones aux détenus en échange d’argent versé par des groupes terroristes.

« Le trafic a été dirigé depuis la prison par des éléments terroristes connus des forces de sécurité », a dit l’agence dans un communiqué.

Le Shin Bet a expliqué qu’un certain nombre de suspects étaient aussi à l’origine d’une tentative de trafic manquée, au mois d’octobre, de dizaines de téléphones au sein de la prison Nafha, dans le sud d’Israël, lors de laquelle un drone avait été utilisé.

Les suspects avaient suivi une formation pour apprendre à faire fonctionner le drone et ils étaient en contact avec des prisonniers, avec lesquels ils avaient convenu de l’endroit où le colis contenant 60 téléphones atterrirait, selon le Shin Bet.

« Les téléphones qui ont été saisis étaient destinés à des prisonniers sécuritaires appartenant à des organisations terroristes et purgeant de longues peines de prison pour leur implication dans des attentats et dans la promotion des activités terroristes », a expliqué l’agence.

Une composition de photos diffusée par le Shin Bet montre les suspects dans une affaire présumée de tentative de trafic de téléphone au sein d’une prison, le 6 décembre 2018 (Crédit : Shin Bet)

Elle a également noté que les prisonniers étaient impliqués dans la mise en place d’attentats terroristes depuis leurs cellules, notamment dans des préparations d’enlèvements pouvant donner lieu à des échanges de prisonniers, et qu’un « trafic de téléphones de ce genre est donc susceptible de placer un outil entre les mains de ces mêmes agents du terrorisme ».

Les procureurs du district central ont porté plainte contre les suspects. Le Shin Bet n’a pas précisé pour quels chefs d’accusation ils avaient été placés derrière les barreaux.

« Le service de sécurité général, en coopération étroite avec la police israélienne et le service israélien des prisons, continuera à traquer les éléments qui viennent en aide aux organisations terroristes, dans les prisons ou à l’extérieur, et il prendra les mesures nécessaires pour prévenir et déjouer les activités nuisibles pour la sécurité de l’Etat », a noté le Shin Bet.

Photo non-datée fournie par un porte-parole de la police montrant les téléphones et autres équipements cellulaires retrouvés sur un ado palestinien soupçonné d’avoir tenté de les livrer à des prisonniers sécuritaires à la prison d’Ofer, en Cisjordanie (Crédit : Police israélienne)

L’annonce par l’agence de sécurité survient une semaine après l’arrestation par la police des frontières d’un adolescent palestinien qui tentait de faire entrer des téléphones et des équipements cellulaires dans une prison militaire de Cisjordanie, à l’intérieur de son corps.

Ces arrestations suivent un certain nombre d’autres essais infructueux de trafic de téléphones dans les centres de détention, ces dernières années.

Basel Ghattas, ancien député, a été pour sa part emprisonné pour avoir tenté d’introduire clandestinement des téléphones pour les remettre à des prisonniers sécuritaires alors qu’il était parlementaire pour la Liste arabe unie. Une séquence des caméras de surveillance montrait l’homme passant des enveloppe à des détenus dans la prison de Ketziot, dans le sud de pays. Condamné à deux ans d’incarcération, il a été commencé à purger sa peine au mois de juillet 2017.

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