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Deuxième cas présumé de variole du singe chez un homme venu d’Europe

Le malade, qui serait un marin travaillant sur un cargo, serait hospitalisé à Ashkelon ; les responsables soulignent que le virus n'est pas une autre COVID-19

Cette image obtenue au microscope montre un virion de variole du singe, isolé dans un échantillon humain au cours d'une épidémie qui avait eu lieu en 2003. (Crédit : Cynthia S. Goldsmith, Russell Regner/CDC via AP)
Cette image obtenue au microscope montre un virion de variole du singe, isolé dans un échantillon humain au cours d'une épidémie qui avait eu lieu en 2003. (Crédit : Cynthia S. Goldsmith, Russell Regner/CDC via AP)

Le ministère de la Santé a fait savoir, dimanche, qu’il enquêtait sur un deuxième cas présumé de variole du singe en Israël.

Cette annonce survient vingt-quatre heures après la confirmation officielle du tout premier cas au sein de l’État juif.

Ce patient présumé s’était rendu récemment dans l’ouest de l’Europe, a fait savoir le ministère dans un communiqué sans donner de détail supplémentaire.

Selon la Douzième chaîne, l’homme est hospitalisé et actuellement placé à l’isolement à l’hôpital Barzilai, dans la ville côtière d’Ashkelon.

La chaîne a ajouté que l’état de santé de cet individu âgé de 27 ans était bon.

La chaîne publique Kan a précisé que l’homme était un marin travaillant sur un cargo qui avait jeté l’ancre au port d’Ashdod.

Photo d’illustration : le bras droit et le torse d’un patient dont la peau montre un certain nombre de lésions entraînées par la variole du singe. (Crédit : CDC via AP)

Pour sa part, l’Autorité palestinienne a noté, dimanche matin, qu’aucun cas de variole n’avait été détecté dans les territoires de Cisjordanie placés sous son contrôle.

« Le suivi des personnes arrivées de l’étranger est assuré », a ajouté le porte-parole du ministère de la Santé de l’AP, Kamal al-Shakhra, dans un communiqué.

La variole du singe entraîne habituellement fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, dorsales, au cours des cinq premiers jours. Puis apparaissent des éruptions cutanées, des lésions, des pustules et enfin des croûtes.

Le directeur-général du ministère de la Santé, Nachman Ash, a souligné dimanche que « ce n’est pas un autre coronavirus ».

« Ce genre de maladie fait sa réapparition de temps en temps », a-t-il déclaré.

« Nous envisageons de vacciner majoritairement les populations à risque et nous avons l’intention de le faire », a-t-il poursuivi tout en notant qu’il n’était pas nécessaire d’immuniser la population toute entière.

Jusqu’en 1996, les soldats se faisaient vacciner contre la variole à leur arrivée dans l’armée – un vaccin qui protège partiellement contre la variole du singe. Ce qui implique qu’une grande partie de la population adulte, dans le pays, bénéficie actuellement d’une forme de défense contre la maladie.

Le directeur général du ministère de la Santé, Nachman Ash, s’exprime lors d’une réunion à l’hôpital Sheba à Ramat Gan, le 24 octobre 2021. (Avshalom Sassoni/Flash90)

Le responsable de la lutte contre le coronavirus dans le pays, Salman Zarka, a indiqué à la chaîne Kan que la variole du singe « est une maladie modérée qui est bien moins infectieuse que le coronavirus ».

Zarka a précisé que les vaccinations et les traitements existants étaient efficaces contre la maladie.

Le premier cas présumé de variole du singe, au sein de l’État juif, a été signalé vendredi et il a été confirmé pendant une rencontre des responsables de la santé dans la nuit de samedi.

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