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Environnement : 64 vautours équipés d’émetteurs radio retrouvent la liberté

L'Autorité israélienne de la nature et des parcs espère que la nouvelle année juive sera meilleure que la dernière - douze oiseaux de cette espèce en danger avaient été empoisonnés

Un vautour fauve libéré dans la nature sur le haut-plateau du Neguev dans le sud d'Israël, après avoir été identifié et équipé d'un émetteur radio. (Crédit :  Yuval Dax, INPA)
Un vautour fauve libéré dans la nature sur le haut-plateau du Neguev dans le sud d'Israël, après avoir été identifié et équipé d'un émetteur radio. (Crédit : Yuval Dax, INPA)

L’Autorité israélienne de la nature et des parcs (INPA) a remis en liberté, mardi, 64 vautours fauves en espérant que la nouvelle année juive sera plus clémente que la dernière.

Les rapaces avaient été capturés par l’Autorité pour un check-up de santé. Ils ont été identifiés et équipés d’émetteurs qui permettront de suivre leurs déplacements.

Ils ont été libérés dans le Neguev, sur les hauts plateaux.

Il n’y a qu’environ 200 vautours fauves en Israël. Ces oiseaux sont mis en danger par les lignes électriques – ils risquent d’être électrocutés – par la disparition de leur habitat et par le manque d’eau.

Au mois d’octobre, 12 vautours fauves avaient été retrouvés morts dans le sud d’Israël. L’Autorité soupçonne qu’ils ont été volontairement empoisonnés.

Au mois de mai 2018, huit vautours fauves avaient été découverts, morts, sur le plateau du Golan, empoisonnés. Deux rapaces avaient pu être soignés par les vétérinaires.

Des vautours morts trouvés dans le désert de Judée dans ce que l’Autorité israélienne de la nature et des parcs soupçonne être un empoisonnement malveillant, le 24 octobre 2020. (Crédit : Eyal Ben Giat, INPA)

L’Autorité de la nature et des parcs livre des efforts massifs pour élever les vautours et pour protéger l’espèce, envoyant même des équipes – faites majoritairement de bénévoles – pour protéger leurs œufs dans les nids.

Il avait été annoncé, au mois d’août 2020, que la population de vautours fauves était à un niveau sans précédent depuis huit ans, même si l’espèce était encore en péril dans le pays.

Cela fait des années que l’organisation se bat pour que des changements interviennent dans la loi, de manière à faciliter les poursuites dans les cas d’empoisonnement des animaux sauvages et de manière à pouvoir imposer des sanctions plus sévères.

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