Frappes en Syrie : Marine Le Pen « étonnée » par la réaction des Etats-Unis
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Frappes en Syrie : Marine Le Pen « étonnée » par la réaction des Etats-Unis

"Est-ce que c'est trop demander d'attendre les résultats d'une enquête internationale indépendante ?", s'est interrogée la candidate du FN

Marine Le Pen, candidate du Front National à la présidentielle française, pendant un meeting électoral à Bordeaux, le 2 avril 2017. (Crédit : Georges Gobet/AFP)
Marine Le Pen, candidate du Front National à la présidentielle française, pendant un meeting électoral à Bordeaux, le 2 avril 2017. (Crédit : Georges Gobet/AFP)

Marine Le Pen s’est déclarée vendredi « étonnée » par la décision du président américain Donald Trump, dont elle avait salué l’élection en novembre, qui a lancé des frappes en Syrie après une attaque chimique présumée, devenant ainsi à nouveau « gendarme du monde ».

« Je suis un peu étonnée, parce que (le président américain Donald) Trump avait indiqué à plusieurs reprises qu’il n’entendait plus faire des Etats-Unis le gendarme du monde, et c’est exactement ce qu’il a fait hier », a affirmé la candidate Front National à l’élection présidentielle sur France 2.

« Est-ce que c’est trop demander d’attendre les résultats d’une enquête internationale indépendante avant d’opérer ce genre de frappe? », a interrogé Mme Le Pen qui réagissait aux frappes lancées par les Etats-Unis dans la nuit de jeudi à vendredi en Syrie.

« Ce que je voudrais, c’est qu’on ne retrouve pas le même scénario que celui qu’on a pu voir en Irak, en Libye, qui, en réalité, sont des processus qui ont entraîné le chaos, qui ont fini par conforter le fondamentalisme islamiste » et le terrorisme, a-t-elle ajouté.

« Ce qui s’est passé est épouvantable, je le condamne de la manière la plus claire qui soit mais est-ce qu’on peut attendre d’avoir les résultats d’une enquête internationale ? », a-t-elle demandé.

Mardi, un raid imputé à l’armée syrienne contre la localité de Khan Cheikhoun (nord-ouest) a fait au moins 86 morts, dont 27 enfants. L’attaque a provoqué une indignation internationale.

Mme Le Pen a laissé entendre qu’il fallait continuer à parler avec le président syrien Bachar al-Assad « tant qu’il n’y a personne d’autre de crédible ».

« Ce qu’on peut faire, c’est organiser des élections. Il faut respecter la souveraineté des états, il faut s’assurer qu’il puisse y avoir des élections libres », a-t-elle répété.

Dans une adresse solennelle à la télévision depuis sa résidence en Floride, Donald Trump a justifié les frappes américaines, en accusant « le dictateur syrien Bachar al-Assad (d’avoir) lancé une horrible attaque avec des armes chimiques contre des civils innocents en utilisant un agent neurotoxique mortel ».

Marion Maréchal-Le Pen, interrogée sur France Info, a répondu à propos du raid: « Oui, ça étonne, c’est en contradiction avec les déclarations qu’il (Donald Trump) avait pu faire sur la non-ingérence ». « Il aura fait plaisir au complexe militaro-américain », a-t-elle ajouté.

« Au moment où la Syrie connaît une éclaircie diplomatique, pourquoi Bachar al-Assad choisirait précisément ce moment pour déclencher une attaque? », a demandé la députée FN du Vaucluse. Elle estime « souhaitable de demander une enquête indépendante ».

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