Lapid prêt à passer en 3e position sur la liste électorale aux côtés de Bennett si Eisenkot rejoint l’alliance
Eisenkot décline l'invitation ; Gantz, dont la cote de popularité est en baisse, estime que la fusion entre Bennett et Lapid ne sert pas les intérêts d'Israël
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Le chef de l’opposition Yair Lapid a indiqué mardi à son allié politique, Naftali Bennett, qu’il était prêt à occuper la troisième place – et non la deuxième – sur leur liste électorale commune si cela pouvait contribuer à sceller une fusion plus large avec le président du parti Yashar, Gadi Eisenkot, a indiqué une source proche de Lapid.
Lapid et Bennett avaient annoncé, dimanche dans la soirée, qu’ils fusionnaient leurs deux partis au sein d’une liste commune baptisée « Ensemble – Sous la direction de Bennett ».
La source a ajouté que « Lapid affirme que son classement personnel est bien moins important que la nécessité d’unir les différentes forces et de remporter les élections ».
Affirmant que lui et Lapid « fonçaient vers la victoire », Bennett a invité Eisenkot à se joindre à eux, lui disant que « notre porte vous est également ouverte ».
Une source proche d’Eisenkot a écarté l’offre faite par Lapid de rejoindre la nouvelle alliance – même si Eisenkot avait été le premier à proposer une fusion en janvier.
« Ce n’est pas du tout la question. Nous ne nous intéressons qu’à ce qui apportera la victoire au bloc », a commenté la source auprès du Times of Israel.
Eisenkot a salué la nouvelle alliance de Bennett et Lapid, évoquant des « alliés », mais il a laissé entendre que cette union pourrait avoir du mal à détourner les voix de la droite pro-Netanyahu.
« Pour que cette victoire se concrétise, nous devons gagner plus de voix — c’est notre seul critère. Toute alliance doit être jugée à l’aune de cette nécessité », a expliqué Eisenkot dans la journée de dimanche.
Il a ensuite invité la plupart des dirigeants de l’opposition à se réunir pour coordonner la voie vers une victoire d’une « majorité sioniste » sur le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors des élections qui sont prévues au mois d’octobre.
En réponse, le chef du parti Kakhol Lavan, Benny Gantz, a affirmé que la décision de l’ancien Premier ministre Naftali Bennett et du chef de l’opposition Yaïr Lapid de fusionner leurs listes en vue des élections de cette année « nuit à la capacité de remplacer ce terrible gouvernement ».
Il a insisté sur le fait que « la meilleure solution est un gouvernement sioniste élargi ».
« Au lieu de s’adresser aux électeurs de droite, aux partisans du Likud et aux sionistes religieux qui cherchent aujourd’hui un nouveau foyer – et au lieu de leur dire que nous garantirons la mise en place d’un gouvernement sioniste large, sans extrémistes, qui s’occupera de la conscription, de la sécurité et des défis économiques – ils choisissent de continuer à s’enfermer dans des luttes intra-bloc, de s’obséder sur la question du ‘qui’ dirigera, plutôt que sur la question de savoir ‘où’ nous mènerons les Israéliens », a écrit Gantz sur Facebook.
« Bennett et Lapid sont tous les deux des personnes que je respecte, mais ils ont une fois de plus choisi leur intérêt personnel plutôt que l’intérêt du pays », a-t-il poursuivi.
« Pour les électeurs qui souhaitent ‘une victoire pour tout le peuple d’Israël’, vous avez la garantie que je ferai tout mon possible pour remplacer Netanyahu et son gouvernement d’extrémistes, et pour assurer la formation d’un large gouvernement sioniste. Dans l’arène politique actuelle, seul Kakhol Lavan garantit qu’un gouvernement extrémiste ne se formera plus ici, pas plus qu’un gouvernement minoritaire étroit qui s’appuiera sur les partis arabes et qui s’effondrera face au premier défi en matière de sécurité », a-t-il déclaré.
Actuellement en dessous du seuil électoral dans les sondages, Gantz est le seul membre de l’opposition sioniste à ne pas avoir été invité à une réunion des dirigeants des partis anti-Netanyahu qui a été proposée par le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, son ancien allié politique.
Gantz s’est démarqué des autres dirigeants de l’opposition en sous-entendant qu’il pourrait rejoindre un gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahu, et il a résisté aux tentatives de le classer dans le bloc de l’opposition.
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