Irak: tir d’une roquette contre une base abritant des soldats américains
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Irak: tir d’une roquette contre une base abritant des soldats américains

Aucune victime n'a été signalée au sein de la police irakienne et des troupes américaines stationnées dans la base K1, où un sous-traitant américain avait été tué en décembre

Illustration : Les soldats américains dans le complexe de la base de Taji qui accueille les troupes irakiennes et américaines, le 29 décembre 2014. (Crédit : AFP / ALI AL-SAADI)
Illustration : Les soldats américains dans le complexe de la base de Taji qui accueille les troupes irakiennes et américaines, le 29 décembre 2014. (Crédit : AFP / ALI AL-SAADI)

Une roquette a visé jeudi une base irakienne abritant des soldats américains dans la province de Kirkouk, dernière attaque en date contre de telles installations militaires en Irak, selon des sources de sécurité irakiennes et américaine.

L’armée irakienne a affirmé dans un communiqué qu’il n’y avait pas eu de victimes dans les rangs de la police fédérale irakienne et des troupes américaines stationnées dans cette base appelée K1 à Kirkouk dans le nord du pays.

Une roquette Katioucha a touché vers 20H45 locales (17H45 GMT) la base K1 et les avions militaires américains ont aussitôt commencé à survoler à basse altitude le secteur, ont indiqué à l’AFP des sources de sécurité irakiennes.

Selon le communiqué militaire irakien, les forces de sécurité ont retrouvé le lance-roquettes avec 11 projectiles non encore tirés, mais les assaillants ont pris la fuite.

Le lance-roquettes se trouvait à cinq km de la base, a précisé une source de sécurité irakienne.

Depuis octobre 2019, près de vingt attaques à la roquette ont visé des bases abritant des troupes irakiennes ainsi que l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad.

L’attaque de jeudi était la première contre la base appelée K1, depuis celle du 27 décembre dernier qui avait coûté la vie à un sous-traitant américain.

Les Etats-Unis ont accusé un groupe paramilitaire chiite irakien pro-iranien, les brigades du Hezbollah, d’avoir été à l’origine de l’attaque de décembre contre cette base touchée alors par une trentaine de roquettes.

Des miliciens pro-iraniens et leurs partisans ont mis le feu tandis que des soldats américains tirent des gaz lacrymogènes lors d’un rassemblement devant l’ambassade des États-Unis à Bagdad, en Irak, le 1er janvier 2020. (Crédit : Khalid Mohammed / AP)

En représailles, Washington a mené des raids aériens le 29 décembre contre plusieurs bases des brigades du Hezbollah, tuant 25 combattants de ce groupe membre du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires dominée par des factions pro-Iran et intégrée aux forces régulières irakiennes.

Deux jours plus tard, des milliers de partisans du Hachd ont attaqué l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad.

Et le 3 janvier, les Etats-Unis ont lancé une attaque au drone qui a tué le puissant général iranien Qassem Soleimani à Bagdad ainsi que son lieutenant irakien et leader de facto du Hachd, Abou Mehdi al-Mouhandis.

Cette attaque a exacerbé le ressentiment anti-américain en Irak. Le 5 janvier, le Parlement irakien a voté en faveur du départ des troupes étrangères, y compris les quelque 5.200 militaire américains, en Irak.

En riposte à l’assassinat de Soleimani, l’Iran a tiré le 8 janvier des missiles sur deux bases abritant des militaires américains en Irak. Plus de 100 soldats ont été blessés dans l’une des bases, selon un dernier bilan du Pentagone.

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