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Israël, « lieu privilégié » pour des négociations, dit le chef de cabinet de Zelensky

Andriy Yermak a déclaré que les responsables ukrainiens étaient impressionnés "par la profonde compréhension de la situation des responsables israéliens et du Premier ministre"

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le chef de cabinet de la Présidence ukrainienne, Andriy Yermak, prend la parole lors d’une conférence de presse à Kiev, en Ukraine, le 12 février 2020. (Bureau de presse présidentiel ukrainien par l’intermédiaire d’AP)
Le chef de cabinet de la Présidence ukrainienne, Andriy Yermak, prend la parole lors d’une conférence de presse à Kiev, en Ukraine, le 12 février 2020. (Bureau de presse présidentiel ukrainien par l’intermédiaire d’AP)

Le chef de cabinet du président ukrainien Volodymyr Zelensky a loué, jeudi, les efforts de médiation d’Israël, affirmant que l’Ukraine considérait Jérusalem comme « l’un des lieux prioritaires » pour une possible rencontre entre Zelensky et le président russe Vladimir Poutine.

S’adressant aux journalistes israéliens via Zoom, Andriy Yermak a déclaré que les responsables ukrainiens « étaient impressionnés par la profonde compréhension de la situation des responsables israéliens et du Premier ministre [Naftali] Bennett, en particulier. Et nous pensons qu’il est vraiment disposé à faire tout ce qui est en son pouvoir pour ramener la paix dans notre pays et arrêter la guerre. »

« Depuis le premier jour, depuis notre première conversation, nous avons senti à quel point l’intention du premier ministre Bennett était sérieuse », a ajouté Yermak.

« Israël peut jouer un rôle clé dans les négociations, l’arrêt des hostilités et le retrait de l’armée russe de notre territoire », a-t-il poursuivi.

Natif de Kiev, d’un père juif, le chef de cabinet a indiqué que l’évocation de Jérusalem comme possible lieu de pourparlers entre l’Ukraine et la Russie était bien antérieure à l’invasion.

« Cela a commencé à l’époque du précédent Premier ministre, Netanyahu, et déjà à cette époque, nous envisagions une telle réunion à Jérusalem », a-t-il rappelé, s’exprimant en ukrainien avec un service de traduction. « Malheureusement, cela ne s’est pas concrétisé à l’époque. »

Yermak a rappelé l’espoir de Kiev qu’Israël soit l’un des signataires des garanties de sécurité ukrainienne, dans une possible solution négociée à la guerre. Les Ukrainiens ont proposé les cinq États membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et l’Allemagne, la Turquie, le Canada et Israël comme garants, et se sont montrés ouverts à l’ajout de nouveaux pays.

En parallèle, Yermak a semblé reprocher à Israël d’être trop impartial dans son approche de la médiation.

« Une médiation qui ne prend pas parti ne fonctionnera malheureusement pas », a-t-il affirmé.

Malgré les critiques adressées à son président pour avoir poussé trop loin les comparaisons avec la Shoah dans un récent discours à la Knesset, Yermak a continué de tracer des parallèles, affirmant que les troupes russes se comportaient à peu près de la même manière que les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

« Ces choses doivent être dites, elles doivent être très clairement comprises, et j’espère que nos amis israéliens n’ont aucun problème avec cela », a-t-il conclu.

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