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La série Netflix  »The Girl From Oslo » – remplie de rebondissements

La coproduction norvégienne et israélienne plante son décor dans plus de 100 endroits en Israël, dans le Neguev, l'Arava et la mer Morte mais aussi en Egypte et en Norvège

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Anneke von der Lippe (à gauche) et Amos Taman dans 'La fille d'Oslo,' sur  Netflix Israel à partir du 8 Janvier  2022 (Crédit : autorisation :  Netflix)
Anneke von der Lippe (à gauche) et Amos Taman dans 'La fille d'Oslo,' sur Netflix Israel à partir du 8 Janvier 2022 (Crédit : autorisation : Netflix)

La série en 10 épisodes « The Girl From Oslo », co-produite par les sociétés HOT et Netflix, offre un bon suspense en plusieurs langues : l’hébreu, le norvégien, l’arabe et l’anglais.

Co-réalisée par Stian Kristiansen et Uri Barbash, la série est basée sur un scénario écrit par Kyrre Holm Johannessen et Ronit Weiss-Berkowitz.

L’histoire commence par l’enlèvement d’une jeune femme, la Norvégienne Pia, alors qu’elle se trouve au Sinaï en compagnie de deux amis frère et soeur israéliens. Les terroristes réclament en échange des trois otages la libération de 12 prisonniers de l’État islamique par Israël et d’un autre détenu en Norvège. Les parents de Pia, la diplomate Alex et l’avocat Karl, commencent alors à faire tout ce qu’ils peuvent pour sauver leur fille.
Alex, la mère de Pia, incarnée par Anneke von der Lippe, se rend ainsi en Israël pour prendre contact avec deux vieilles connaissances rencontrées lors des accords d’Oslo de 1993 : Arik, joué par Amos Tamam (Manayek, The Spy, Laavor et a kir), est un ministre israélien qui brigue le poste de Premier ministre et Layla, une infirmière vivant à Gaza et jouée par Raida Adon (Fauda).

La collaboration a débuté lorsque les deux sociétés de production cherchaient un projet sur lequel travailler, a confié le réalisateur israélien Barbash. Ils ont choisi les accords d’Oslo comme étant l’événement idéal sur lequel bâtir un thriller politique, a-t-il précisé.

La série a suscité un dialogue profond au sein de l’équipe et des acteurs, parmi lesquels se trouvaient des Israéliens arabes, des Palestiniens, des Juifs israéliens et des Norvégiens, a déclaré Barbash.

Cette série dramatique montre des conflits entre couples, ce qu’est le terrorisme, les oppositions entre Occident et Orient, le fossé des mentalités quand les Norvégiens naviguent dans le système israélien, la diplomatie, la religion…

Mais elle explore surtout les relations entre parents et enfants – et ce qu’on est capable de faire pour les sauver lorsqu’ils sont en danger – thème étudié à merveille dans la série israélienne à succès Hakvodo, dont un remake américain Your honor, a été produit et incarné notamment par le talentueux Bryan Cranston.

« La série offre des sommets qu’il faut atteindre », souligne Barbash.

« Nous ne faisions pas que travailler ensemble, nous vivions ensemble », a-t-il ajouté. « Quand on allait dans le sud, on travaillait, on mangeait et on dormait. Vous n’avez pas de maison à vous pendant ces semaines-là. »

« The Girl From Oslo » a été essentiellement tourné pendant les premiers mois de la pandémie. Après avoir reçu l’autorisation de reprendre le tournage au printemps 2020, le casting est descendu vers la mer Morte et le Neguev, où ils étaient à l’écart des villes et des foules, a déclaré Barbash.

Le temps passé à tourner dans le sud est arrivé après que les membres norvégiens du casting ont répété avec le reste du casting sur Zoom et passé dix jours en quarantaine pour pouvoir tourner ensemble.

« Nous y allions en début de semaine et nous n’avions aucun problème pour trouver un logement car tous les hôtels étaient vides », a-t-il précisé.

La série a été tournée dans plus d’une centaine de lieux en Israël, dont les déserts du Neguev et de l’Arava, Timna, la mer Morte et le désert de Judée, ainsi que plusieurs villes palestiniennes, de même que Jérusalem et Tel Aviv.

Anneke von der Lippe et xx dans « La fille qui venait d’Oslo », sur Netflix Israël à partir du 8 janvier 2022. (Crédit : Netflix)

La série a toujours été destinée à être diffusée sur Netflix, où elle figure actuellement parmi les dix meilleures séries dans 36 pays.

« Cela fait du bien », a déclaré Barbash, qui a souligné que les quatre langues étaient l’une des raisons du succès de la série.

« Une langue est un monde, et d’une certaine manière, les quatre se sont rencontrées pour une histoire humaine, qui s’élève au-dessus de tout. »

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