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Le groupe Hillel du Queens College réclame des actions après des graffitis pro-Hitler

La branche de l'organisation juive de cet établissement de New York a averti que cet acte de vandalisme "menace la sécurité des Juifs" tandis que le directeur du campus a affirmé que l'antisémitisme n'y avait pas sa place

Luke Tress est le vidéojournaliste et spécialiste des technologies du Times of Israël

Photo d'illustration : Une entrée du Queens College à New York, le 15 avril 2017. (Crédit : AP Photo/Frank Franklin II)
Photo d'illustration : Une entrée du Queens College à New York, le 15 avril 2017. (Crédit : AP Photo/Frank Franklin II)

New York Jewish Week via JTA — La branche Hillel du Queens College a fait savoir que des graffitis ciblant les Juifs, qui ont été retrouvés sur le campus, représentaient une menace pour la sécurité des étudiants et il a demandé que l’administration de l’établissement d’enseignement supérieur passe à l’acte.

Ces graffitis écrits sur les bâtiments du campus comportaient notamment les messages « Cachez-vous, les Juifs » ; « Israéliens, je vais m’en prendre à vous » ou « Hitler, reviens. Reviens leur donner une leçon », selon un communiqué qui a été émis par la responsable de la branche Hillel du Queens College, Jenna Citron Schwab.

Le communiqué, qui a été diffusé jeudi, a noté que la communauté juive de l’établissement avait déjà reçu des menaces similaires et que cela faisait des semaines qu’elle mettait en garde la direction face à une vive recrudescence de l’antisémitisme sur le campus.

« Ces actes de vandalisme viennent menacer la sécurité des Juifs », notait le communiqué. « L’antisémitisme n’a pas sa place sur le campus et il n’a pas sa place dans une société, quelle qu’elle soit ».

Le groupe Hillel a demandé une condamnation de l’antisémitisme de la part de l’administration, réclamant à cette dernière de faire appliquer son code de conduite pour prévenir le vandalisme anti-juif et appelant à ce que les auteurs de ces actes soient sanctionnés.

Le président du Queens College, Frank Wu, a transmis un communiqué à toute la communauté du campus dans la journée de jeudi, disant que « des graffitis antisémites » avaient été retrouvés dans plusieurs toilettes et que la police en avait été informée.

« Le Queens College se dresse avec force contre l’intolérance religieuse, contre le racisme, contre le sexisme et contre tous les fanatismes », a dit Wu.

Dans une déclaration faite vendredi, Wu a expliqué que la police de New York avait placé l’un des graffitis dans la catégorie des crimes de haine et que les autres relèveraient du délit criminel.

« Je vais être très clair : l’antisémitisme n’a absolument pas sa place sur le campus du Queens College », a-t-il ajouté.

Un porte-parole de l’établissement d’enseignement supérieur a indiqué au journal New York Jewish Week que Wu rencontrait régulièrement les représentants du groupe Hillel et qu’ils « travaillent ensemble pour s’attaquer au problème de l’antisémitisme ».

Il y a environ 4 000 étudiants juifs au Queens College, ce qui représente près de 30% du nombre total de ses étudiants qui est de 13 510 personnes, selon Hillel International.

La police de New York a indiqué au New York Jewish Week qu’elle avait reçu un signalement portant sur deux graffitis écrits mercredi au Queens College, tous les deux réalisés dans des toilettes pour femmes. Personne n’a pu donner de description de ou des auteurs. Les forces de l’ordre ont indiqué que le groupe de travail chargé des crimes de haine avait été averti.

Le Queens College fait partie du système des universités de la ville de New York (CUNY), le plus grand réseau d’enseignement supérieur en milieu urbain de la nation – il compte 226 000 étudiants au total sur tous ses campus. La CUNY essuie des accusations d’antisémitisme depuis des années et elle a pris des mesures pour empêcher la propagation du sentiment anti-juif sur ses campus, mettant notamment en place un partenariat avec le Museum of Jewish Heritage.

Les tensions sont fortes, au Queens College, dans le contexte de la guerre qui oppose Israël au Hamas à Gaza. Une rencontre entre étudiants juifs et musulmans, au mois de novembre, avait été l’occasion d’invectives furieuses. Les étudiants musulmans avaient fait part de leur soutien à l’attaque commise par le Hamas sur le sol israélien, le 7 octobre – l’assaut meurtrier qui a été à l’origine de la guerre – et ils s’en étaient pris à l’imam qui avait organisé le débat.

Wu avait condamné l’Association des étudiants musulmans du Queens College, au mois de novembre, qui avait nié les atrocités du Hamas. Des critiques qui avaient suscité les réactions furieuses des soutiens des Palestiniens sur le campus.

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