Le Qatar travaille sur un accord de réconciliation entre le Fatah et le Hamas
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Le Qatar travaille sur un accord de réconciliation entre le Fatah et le Hamas

Le Fatah devait présenter « de nouvelles idées » pour un gouvernement d'union à une réunion publique à Doha, selon un média

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pendant un discours pendant un déjeuner de Noël avec des membres de la communauté chrétienne orthodoxe à Bethléem, le 6 janvier 2016 (Crédit : Thomas Coex/AFP)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pendant un discours pendant un déjeuner de Noël avec des membres de la communauté chrétienne orthodoxe à Bethléem, le 6 janvier 2016 (Crédit : Thomas Coex/AFP)

Le Qatar essaie d’aider les organisations palestiniennes du Fatah et du Hamas à se réconcilier et à parvenir à un accord d’unité, ce qu’elles n’ont pas réussi à faire pendant une décennie, a annoncé le journal al-Quds al-Arabi basé à Londres, lundi.

Après une série de réunions secrètes, les préparatifs sont en cours pour une réunion publique en présence des deux parties dans la capitale du Qatar, Doha, visant à sceller un accord, a ajouté l’article.

Le Fatah contrôle la Cisjordanie tandis que le Hamas est au pouvoir dans la bande de Gaza. Les deux groupes sont en conflit depuis que le Hamas a remporté les élections contre l’Autorité palestinienne en 2006 et par la suite organisé une violente prise de contrôle de Gaza.

Beaucoup de réunions ont eu lieu au fil des années et trois accords ont été signés – au Qatar, au Caire et à Gaza – mais aucun accord n’a donné lieu à aucun changement réel et concret sur le terrain.

La dernière tentative infructueuse de former un gouvernement d’unité nationale en 2014 s’est essoufflée au mois de juin.

Les agences de sécurité de Ramallah ont continué sans relâche à harceler et arrêter des membres du Hamas en Cisjordanie tandis que le Hamas avait placé des centaines de membres du Fatah de la bande de Gaza en résidence surveillée, parfois même en tirant sur ses membres. Les médias des factions rivales ont fait un travail de diffamation pendant tout le long de la période dite de réconciliation.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a critiqué les efforts de réconciliation dans le passé, en affirmant que président de l’AP, Mahmoud Abbas, qui est affilié au Fatah, devait choisir entre la paix avec Israël ou avec le Hamas. Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne considèrent le Hamas comme un groupe terroriste.

Le Qatar est le dernier médiateur en date. Il a rempli le vide laissé par l’Egypte, qui est en conflit avec le Hamas, qui a refusé d’accueillir des réunions entre les deux factions rivales, a ajouté l’article publié lundi.

Des sources ont déclaré au journal que le Fatah a envoyé une délégation avec une large autorité dirigée par Azzam al-Ahmad, un collaborateur d’Abbas. Al-Ahmad devrait présenter de nouvelles idées pour un gouvernement d’unité nationale. Abbas ne participera aux pourparlers que s’il y a une percée.

Khaled Meshaal, qui dirige le bureau politique du Hamas, est déjà à Doha et, selon le journal, a reçu le feu vert pour prendre des décisions sur des questions cruciales.

Le membre du Comité central du Fatah, Amal Hamad, a déclaré sur Mawtini Radio – une station gérée par la commission de l’information et de la culture du Fatah – samedi que le comité central du Fatah, présidé par Abbas, avait discuté de la question samedi soir et qu’il y avait là « une véritable invitation pour le Hamas et les mouvements du Djihad islamique à former un partenariat national sérieux », a indiqué l’agence de presse palestinienne Maan.

Elhanan Miller a contribué à cet article.

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