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Le « Sacrifice d’Isaac » de George Segal ravive les souvenirs de la Guerre de Kippour

L'artiste pop avait modelé sa sculpture biblique, vue en public pour la dernière fois il y a 46 ans, sur Menashe Kadishman et son fils Ben, en amont de la guerre de 1973

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Le "Sacrifice d'Isaac" de George Segal, récemment restauré et exposé au Musée d'art de Tel Aviv jusqu'au 13 janvier 2024. (Crédit : TAMA)
Le "Sacrifice d'Isaac" de George Segal, récemment restauré et exposé au Musée d'art de Tel Aviv jusqu'au 13 janvier 2024. (Crédit : TAMA)

Cela fait 50 ans que la sculpture « Sacrifice d’Isaac » de l’artiste pop américain George Segal a été installée pour la première fois à l’extérieur de l’auditorium Mann de Tel Aviv, et environ 46 ans qu’elle n’a pas été vue par le public.

Après un long processus de conservation, la sculpture en plâtre blanc, grandeur nature, représentant les figures d’Abraham et d’Isaac au moment décisif du récit biblique, est maintenant au centre d’une galerie du Musée d’art de Tel Aviv (TAMA) jusqu’au 13 janvier 2024, située à côté de « Kippur, War Requiem« , la rétrospective d’Amos Gitaï sur la Guerre de Yom Kippour.

L’exposition de la sculpture marque la fin d’un processus de conservation complet, qui a duré plusieurs années, visant à la rendre à nouveau accessible au public. Elle intervient à l’occasion du 50e anniversaire de la Guerre de Kippour, bien que la commande initiale n’ait aucun lien avec cette guerre.

Segal a d’abord été chargé par la Fondation pour la littérature et l’art de Tel Aviv d’un projet d’installation de sculptures dans toute la ville.

L’artiste moderniste, élevé à New York par ses parents immigrés d’Europe de l’Est, a choisi l’histoire du sacrifice d’Isaac en hommage à son père et à sa propre affinité avec le récit biblique. La sculpture a été exposée pour la première fois en mai 1973 sur la place extérieure de l’auditorium Mann de Tel Aviv.

Cinq mois après l’installation de la sculpture, la Guerre de Kippour a éclaté, et les événements de ces semaines de guerre ont chargé la sculpture de nouvelles significations politiques et sociales.

Le « Sacrifice d’Isaac » de George Segal, récemment restauré et exposé au Musée d’art de Tel Aviv jusqu’au 13 janvier 2024. (Crédit : TAMA)

Abraham sculpté debout, tenant un couteau de cuisine dans sa main droite, sa main gauche crispée, regarde Isaac, allongé à ses pieds.

L’image réaliste de la ligature d’Isaac a été comparée aux familles qui sacrifiaient leurs fils au combat, une analogie qui a touché une corde sensible pour beaucoup.

Les modèles de Segal pour la sculpture étaient son ami, l’artiste Menashe Kadishman, déjà reconnu comme un artiste à succès en Israël et dans le monde, et le fils de Kadishman, Ben, âgé de neuf ans à l’époque.

La sculpture de Segal a finalement été transférée au Musée d’art de Tel Aviv, avant d’être entreposée.

Les sculptures métalliques de Menashe Kadishman à l’extérieur du Musée d’art de Tel Aviv offrent un autre point de vue sur l’histoire biblique du sacrifice d’Isaac. (Crédit : TAMA)

Des années plus tard, Kadishman a fini par créer sa propre interprétation de l’histoire du sacrifice d’Isaac, en la reliant au début du service de son propre fils dans l’armée israélienne.

Pendant la Guerre du Liban de 1982, le Musée d’art de Tel Aviv a reçu l’une des œuvres de Kadishman, les sculptures métalliques surdimensionnées qui se trouvent à l’extérieur du musée et qui représentent un couple inquiet et, à leur gauche, une grande tête de bélier symbolisant le sacrifice qui a remplacé Isaac. Au premier plan se trouve un disque solitaire, la tête d’Isaac, montrant une inversion de l’histoire biblique.

La nouvelle exposition comprend un film sur l’histoire de la sculpture, l’implication de Kadishman et le long processus de conservation.

Segal était connu pour ses œuvres qui capturaient souvent un moment de vie contemporain tout en respectant les traditions de la sculpture classique. Il utilisait souvent le plâtre, comme pour le « Sacrifice d’Isaac », un matériau – habituellement utilisé pour les moules – plus fragile, qui se décompose avec le temps.

« Le ‘Sacrifice d’Isaac’ est extrêmement lourd. Il et a été fusionné à partir de deux pièces », a expliqué la conservatrice adjointe, Nathalie Andrijasevic.

Il aura fallu environ trois ans pour restaurer la sculpture, grâce à une subvention de la Bank of America Art Conservation Project.

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