Les dirigeants juifs britanniques condamnent la rhétorique de Trump avant sa visite
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Les dirigeants juifs britanniques condamnent la rhétorique de Trump avant sa visite

Certaines des remarques de Trump "sapent les valeurs de l'Amérique", a déclaré Jonathan Arkush

Donald Trump pendant une conférence de presse avec les membres de l'Association des anciens combattants de la police à Staten Island, New York, le 17 avril 2016. (Crédit : Kena Betancur/AFP)
Donald Trump pendant une conférence de presse avec les membres de l'Association des anciens combattants de la police à Staten Island, New York, le 17 avril 2016. (Crédit : Kena Betancur/AFP)

Avant la visite prévue de Trump en Grande-Bretagne, les dirigeants de la communauté juive du pays condamnent ce qu’ils qualifient de rhétorique « de division et de tension » du candidat républicain à la présidentielle.

Trump vient en Grande-Bretagne pour ouvrir un nouvel hôtel qu’il possède en Ecosse.

Jonathan Arkush, le président du Comité des assistants des Juifs britanniques, déclare que les « récents commentaires » de Trump sur l’héritage mexicain d’un juge fédéral « ont divisé et dérangé », rapporte le journal Jewish News basé à Londres.

« Le monde a souvent regardé les Etats-Unis comme un lieu de progrès, de tolérance et de libre pensée. Certaines des remarques de M. Trump sapent ces valeurs ».

Trump, a ajouté Arkush, « ne s’est pas assez distancé des soutiens extrémistes » et « devrait maintenant prendre en considération les conséquences à long terme de ses remarques et de ses propositions politiques avant que plus de dégâts ne soient faits ».

Laura Janner-Klausner, un rabbin réformé bien connu, a qualifié les déclarations de Trump « d’appels nus à la bigoterie ». Les Juifs britanniques, explique-t-elle, « soutiennent fermement les Juifs libéraux américains dans leur défi contre Donald Trump et sont solidaires avec notre mouvement sœur de l’Union pour la Réforme du Judaïsme » sur la question.

Le directeur en chef de l’association pour le Judaïsme libéral de Grande-Bretagne, le rabbin Danny Rich, a déclaré au Jewish News : « J’ai peur qu’une partie de la rhétorique de Trump ne fasse partie d’une intolérance croissante, et de l’incapacité à discuter des sujets rationnellement, que nous voyons actuellement dans les débats politiques à travers le monde ».

A New York le mois dernier, un groupe de 500 Juifs libéraux a annoncé qu’il ferait campagne contre Trump tout les mois d’été et d’automne.

Deux mosquées écossaises l’invitent

Deux mosquées d’Édimbourg ont invité mercredi le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump à leur rendre visite lors de son séjour prévu fin juin en Écosse, histoire qu’il constate par lui-même que sa vision des Musulmans « ne correspond pas à la réalité ».

« Avant qu’il ne prononce un nouveau discours incendiaire, M. Trump devrait en apprendre davantage sur les Musulmans qu’il offense presque chaque fois qu’il ouvre la bouche », ont déclaré les mosquées dans un communiqué publié dans le quotidien Herald Scotland.

« Nous serions enchantés de saisir la chance de lui montrer le travail que nous faisons à Édimbourg lorsqu’il viendra en Écosse », ont-elles ajouté.

« Nous voulons dire à M. Trump que ce qu’il pense des Musulmans ne correspond pas à la réalité », a également expliqué à l’AFP Mohammad Saleem Irshad, un responsable de l’Annandale Mosque, un des lieux de culte en question.

« Il devrait venir à la mosquée et constater par lui-même. Est-ce qu’on y enseigne le terrorisme? Il devrait venir et étudier l’islam », a-t-il ajouté.

Le milliardaire américain se rendra à partir du 22 juin en Écosse, en plein référendum sur l’Union européenne, pour visiter deux terrains de golf lui appartenant, avant d’aller en Irlande, pour en voir un troisième.

L’Écosse, d’où est originaire la mère de Trump, avait pris ses distances avec lui en décembre, à la suite de sa proposition de fermer les frontières américaines aux Musulmans qui avait fait un tollé. L’université Robert Gordon (RGU) d’Aberdeen lui a retiré un doctorat honorifique tandis que le gouvernement régional le privait de son titre d’ambassadeur d’affaires.

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