Les Etats-Unis dénoncent des implantations « provocantes et contre-productives »
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Les Etats-Unis dénoncent des implantations « provocantes et contre-productives »

Le département d'Etat a qualifié la dernière approbation de nouvelles constructions à Gilo et ailleurs de « perspectives qui minent systématiquement la solution à deux Etats"

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Des habitations dans le quartier de Gilo à Jérusalem-est, le 17 décembre 2015 (Crédit : Lior Mizrahi/Flash90)
Des habitations dans le quartier de Gilo à Jérusalem-est, le 17 décembre 2015 (Crédit : Lior Mizrahi/Flash90)

PHILADELPHIE – Mercredi, le département d’Etat américain a déclaré qu’il était « profondément préoccupé » par les nouveaux rapports d’approbation de constructions de maisons israéliennes de l’autre côté de la Ligne verte et a déclaré que de telles constructions dans ces zones sensibles allaient à l’encontre de l’objectif déclaré d’Israël de parvenir à une solution à deux Etats.

Plus tôt dans la journée, le gouvernement israélien avait annoncé son approbation de 323 offres pour des unités à Jérusalem-Est, et lundi, des plans avaient été annoncés pour construire 770 unités à Gilo. Bien qu’une grande partie de la communauté internationale considère que Gilo est une implantation, Israël considère que c’est un quartier de Jérusalem-Est annexé.

Le directeur de la communication de l’État, John Kirby, a publié une déclaration fustigeant ces annonces, disant qu’elles remettaient en question l’engagement d’Israël à un accord de paix avec les Palestiniens.

« Nous nous opposons fortement à l’activité d’implantation, qui est corrosive pour la cause de la paix », a-t-il affirmé. « Ces décisions par les autorités israéliennes sont les derniers exemples de ce qui semble être une accélération constante de l’activité de colonies qui mine systématiquement les perspectives d’une solution à deux Etats. »

Kirby a également exprimé sa préoccupation sur ce qu’il a appelé la pratique continue d’Israël de démolir des maisons palestiniennes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie. La déclaration souligne que les démolitions « auraient laissé des dizaines de Palestiniens sans abri, y compris des enfants ».

John Kirby, porte-parole du département d'Etat des Etats-Unis, le 19 janvier 2016. (Crédit : capture d'écran/département d'Etat)
John Kirby, porte-parole du département d’Etat des Etats-Unis, le 19 janvier 2016. (Crédit : capture d’écran/département d’Etat)

« Plus de 650 structures palestiniennes ont été démolies cette année, avec davantage de structures palestiniennes démolies en Cisjordanie et à Jérusalem Est jusqu’à présent que sur [toute l’année] 2015 », a-t-il déclaré.

La déclaration se terminait par une citation du récent rapport Quartet, qui pointait du doigt l’expansion des implantations comme étant un obstacle à la réalisation d’un arrangement complet entre Israéliens et Palestiniens, tout en accusant l’incitation à la haine palestinienne.

« Comme le récent rapport du Quatuor l’a souligné, cela fait partie d’un processus continu de saisies de terres, d’expansion des colonies, de légalisations des avant-postes, et de refus du développement palestinien qui risque d’ancrer une réalité d’un Etat d’occupation et d’un conflit perpétuel », affirmait le communiqué.

« Nous restons préoccupés qu’Israël continue ce modèle d’action provocatrice et contre-productive, ce qui soulève de sérieuses questions sur l’engagement ultime d’Israël à un règlement pacifique et négocié avec les Palestiniens ».

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