Rechercher

Les oligarques juifs russes ressentent les conséquences de leurs liens avec Poutine

L'invasion de l'Ukraine étant toujours en cours, les effets des sanctions commencent à se répercuter sérieusement sur le monde de la philanthropie juive

De gauche à droite : Mikhail Fridman (Crédit : Mikhail Svetlov/Getty Images via JTA), Petr Aven (Crédit : Alexander Aleshkin/Epsilon/Getty Images via JTA), Moshe Kantor (Crédit : Menahem Kahana/Getty Images via JTA), Roman Abramovich Crédit : (Ian Walton/Getty Images via JTA)
De gauche à droite : Mikhail Fridman (Crédit : Mikhail Svetlov/Getty Images via JTA), Petr Aven (Crédit : Alexander Aleshkin/Epsilon/Getty Images via JTA), Moshe Kantor (Crédit : Menahem Kahana/Getty Images via JTA), Roman Abramovich Crédit : (Ian Walton/Getty Images via JTA)

JTA – Lorsque la Russie a envahi l’Ukraine le 24 février, l’attention s’est rapidement portée sur les Russes influents et les autres personnes susceptibles de faire l’objet de sanctions économiques dans le cadre de la réponse internationale à cette guerre non provoquée.

Parmi les cibles potentielles de sanctions identifiées précédemment figuraient un grand nombre d’oligarques juifs, des hommes qui avaient tiré profit de leur participation à des entreprises liées au gouvernement russe. Aujourd’hui, près de cinq mois plus tard, la quasi-totalité d’entre eux ont effectivement dû faire face à de lourdes conséquences pour leurs liens avec la Russie et son président, Vladimir Poutine.

Sur les 18 oligarques juifs identifiés comme des cibles probables des sanctions par la Jewish Telegraphic Agency en mars, 15 y sont désormais soumis. Ensemble, ils pèsent plus de 120 milliards de dollars.

Ils font partie des milliers de Russes qui ont été sanctionnés depuis le début de la guerre, dont plus de 1 200 par les États-Unis.

Bon nombre de ces hommes juifs russes qui font maintenant l’objet d’une interdiction de voyager et d’un gel de leurs avoirs entretiennent des liens avec des organisations juives européennes et américaines, souvent par le biais de leurs dons à des causes juives. Leurs sanctions ont commencé à se répercuter sur le monde de la philanthropie juive. Les trois fondateurs du Genesis Philanthropy Group se sont, par exemple, tous retirés du conseil d’administration après avoir été sanctionnés, et un ancien membre de la Knesset a appelé au boycott de la cérémonie annuelle du prix Genesis à Jérusalem.

Quelques-uns des hommes figurant sur « la liste de Poutine » qui ont pris leurs distances avec ce dernier en s’exprimant contre la guerre ont évité les sanctions jusqu’à présent, notamment Yuri Milner, le magnat des réseaux sociaux basé à Bay Area. Mais le fait de condamner la guerre n’a pas toujours mis les oligarques à l’abri des sanctions : Oleg Deripaska a déclaré que « détruire l’Ukraine serait une erreur colossale » mais reste sous le coup des sanctions que les États-Unis lui ont imposées en 2018.

Et puis il y a Leonard Blavatnik. Né en Ukraine soviétique et considéré comme l’homme le plus riche de Grande-Bretagne, Blavatnik ne figurait pas sur la liste initiale parce que les États-Unis ne l’avaient pas précédemment ciblé pour des sanctions. Mais avec une valeur nette estimée à environ 27,5 milliards de dollars, acquise grâce à la production chimique russe et à d’autres entreprises, il partage de nombreuses caractéristiques avec les personnes figurant sur la liste. Il n’a pas été sanctionné et voyage fréquemment entre les États-Unis et l’Europe.

Un robot Twitter mis en place pour suivre les allées et venues des avions appartenant aux oligarques russes a montré un ralentissement de son activité, les sanctions ayant empêché leurs déplacements. Seul l’avion de Blavatnik est apparu sur la liste depuis la mi-mai.

Voici ce qu’il faut savoir sur les oligarques juifs de Russie et sur leur comportement et les conséquences depuis février.

 

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...