Liban : la Croix-Rouge transfère quatre civils libérés par Israël
L'opération porte à cinq le nombre de détenus remis à Beyrouth sur fond de pourparlers de paix sous médiation américaine et de retrait de la zone de sécurité
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Vendredi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé le transfert vers le Liban des quatre derniers détenus dont la libération était attendue d’Israël, au lendemain de la remise du premier homme.
La veille, Israël avait en effet annoncé la libération de ces cinq civils, dans le cadre des pourparlers de paix sous médiation américaine et suite à l’aide apportée il y a peu par Beyrouth pour retrouver la dépouille de Juifs libanais tués par des terroristes chiites dans les années 1980.
Les détenus avaient été arrêtés dans le sud-Liban sous contrôle militaire israélien ; suite à interrogatoire, il avait été établi que ces hommes étaient des civils sans aucun lien avec des activités terroristes et qu’« il n’y avait aucune raison de continuer à les détenir en Israël », a fait savoir le cabinet du Premier ministre jeudi.
Les quatre personnes libérées vendredi sont deux ressortissants libanais et deux ressortissants syriens, a déclaré à l’AFP, sous couvert d’anonymat, un responsable libanais.
Le communiqué du cabinet de Netanyahu publié jeudi parle des cinq personnes comme étant des « civils libanais ».
Vendredi, trois véhicules du CICR ont été vus en train de rouler entre le sud-Liban sous contrôle israélien et le poste de contrôle de l’armée libanaise d’Al-Amiriya, qui marque le début du territoire contrôlé par Beyrouth.
At the request of the relevant parties, we facilitated the transfer of five individuals released from Israeli detention to Lebanon.
One individual was transferred on Thursday, and four others on Friday, with full respect for the safety and dignity of the individuals involved.… pic.twitter.com/FUNkRa5azO
— ICRC (@ICRC) September 4, 2026
Le convoi a été escorté par deux véhicules de l’armée libanaise jusqu’à Tyr, dans le sud, là où les personnes libérées feront l’objet d’ examens médicaux et seront interrogées par l’armée.
Vendredi, la Croix-Rouge a déclaré « maintenir le dialogue avec les autorités israéliennes » au sujet des autres détenus libanais, dans un rôle « purement humanitaire », ajoutant que ses équipes n’avaient plus accès aux personnes détenues par Israël, y compris aux ressortissants libanais, depuis octobre 2023, date à laquelle le groupe terroriste du Hamas avait attaqué Israël depuis Gaza, suivi le lendemain par une agression, depuis le Liban, du groupe terroriste du Hezbollah.
Les derniers gros combats en date ont commencé le 2 mars dernier, lorsque le Hezbollah, soutenu par l’Iran, a tiré des roquettes sur Israël en signe de solidarité avec Téhéran. Malgré le cessez-le-feu d’avril dernier, les combats se sont poursuivis, quoique dans une moindre mesure, et Israël a redoublé d’attaques ces derniers jours.
Aoun va tenter d’obtenir d’Israël qu’il libère d’autres détenus
Le président libanais Joseph Aoun a publié un communiqué pour témoigner de sa gratitude « pour tous les efforts déployés, en particulier par les États-Unis, sous la direction du président américain Donald Trump, et les organisations internationales, à commencer par le Comité international de la Croix-Rouge ».
« Cette première étape réaffirme la fermeté de la position libanaise », a-t-il ajouté.
Joseph Aoun devrait tenter d’obtenir d’Israël la libération d’autres personnes détenues par l’armée israélienne, a déclaré une source de son cabinet au média libanais Al-Jadeed.
Le communiqué du cabinet du Premier ministre de ce jeudi annonçant la libération prochaine de ces cinq détenus souligne les récents efforts de Beyrouth pour retrouver la dépouille des membres de la communauté juive du Liban enlevés et assassinés par des groupes terroristes chiites dans les années 1980.
Ces efforts accompagnent les pourparlers de paix sous médiation américaine, supposés reprendre dans les prochaines semaines.
Au cœur des négociations se trouve la « zone de sécurité » décrétée par Israël dans le sud-Liban, où les cinq personnes libérées jeudi et vendredi avaient été arrêtées.
Katz : Aucun retrait de la zone de sécurité tant que le Hezbollah ne sera pas « désarmé dans tout le Liban »
Vendredi, le ministre de la Défense, Israel Katz, a déclaré que la récente opération visant à prendre le contrôle de la principale installation du Hezbollah sur la crête d’Ali Taher, dans le sud-Liban, « marquait l’achèvement de la phase d’établissement du contrôle de la zone de sécurité ».
« Le Premier ministre Netanyahu et moi-même menons une politique claire et sans compromis, chaque jour plus robuste garce à l’action de l’armée israélienne. Israël ne se retirera pas de la zone de sécurité au Liban tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé dans tout le Liban et que les menaces pesant sur les habitants de la Galilée ne seront pas éliminées », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Il a ajouté que la décision de prendre le contrôle d’Ali Taher avait été prise « sur la base de renseignements attestant de la présence de tunnels de commandement et de contrôle du Hezbollah à cet endroit… lesquels servaient de dernier poste de commandement pour la défense de la région de Nabatieh ».
En juin dernier, Israël et le Liban ont signé un accord-cadre engageant le Liban à rétablir sa souveraineté sur son territoire par le biais du « désarmement vérifié des groupes armés non étatiques », ce qui permettrait en retour un retrait progressif d’Israël.
L’État libanais, tout comme Israël et les États-Unis, ont signé cet accord, pas le Hezbollah ni ses alliés.
Israël a retiré ses forces de trois zones pilotes dans lesquelles l’armée libanaise est revenue, tout en soulignant qu’il n’y aurait pas d’autre retrait tant que le Hezbollah n’aurait pas désarmé.
la Communauté du Times of Israël !







