Lod : le corps d’une femme portée disparue retrouvé – cinq proches arrêtés
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Lod : le corps d’une femme portée disparue retrouvé – cinq proches arrêtés

Najla al-Amuri, 19 ans, aurait déjà subi des violences dans le passé ; sa famille n'avait pas fait part de sa disparition ; les détails de l'enquête font l'objet d'un embargo

Najla al-Amuri, 19, whose body was found in central Israel, April 28, 2019 (Courtesy)
Najla al-Amuri, 19, whose body was found in central Israel, April 28, 2019 (Courtesy)

La police a retrouvé dimanche le corps sans vie d’une jeune femme qui avait été portée disparue il y a deux semaines. Cinq membres de sa famille ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête.

La dépouille de Najla al-Amuri, 19 ans, a été découverte dans un champ situé à proximité de la ville de Tel Hadid, dans le centre de l’Etat juif.

La police a arrêté deux hommes âgés respectivement de 15 et 23 ans et trois femmes de 28, 29 et 49 ans qui habitent tous à Lod. Les détails de l’enquête sont sous embargo, tout comme l’identité des suspects.

La famille d’al-Amuri, qui réside à Lod, dans le centre du pays, n’avait pas fait part de sa disparition.

Lorsque la police, agissant sur la base d’un renseignement donné par un informateur, avait commencé à enquêter sur la jeune femme, sa famille avait expliqué qu’elle avait déjà disparu pendant de longues périodes dans le passé.

Selon le quotidien Haaretz, al-Amuri avait été victime de violences et de menaces de la part de membres de sa famille dans le passé et avait passé du temps dans un refuge pour les victimes de violences familiales. Les services sociaux lui avaient récemment proposé de retourner dans un refuge, mais elle avait refusé.

Vingt-cinq femmes ont été tuées en Israël en 2018 dans des cas présumés de violences conjugales ou de violences faites aux femmes. Un grand nombre d’entre elles avait dit à la police être inquiètes pour leur sécurité avant leur mort.

Au mois de décembre 2018, des milliers de femmes s’étaient mises en grève, et des dizaines de milliers s’étaient rassemblées dans tout le pays pour protester contre les féminicides et ce qui, selon elle, s’apparente à un échec des autorités à contrer une hausse des violences susceptibles d’entraîner la mort, qu’elles proviennent d’un partenaire, d’un membre de la famille ou d’un proche.

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