L’opposition israélienne veut des sanctions – et – le maintien de l’accord nucléaire iranien
Rechercher

L’opposition israélienne veut des sanctions – et – le maintien de l’accord nucléaire iranien

Avi Gabbay estime qu’Israël doit être impliqué dans les efforts diplomatiques pour empêcher les ambitions nucléaires de Téhéran

Le réacteur nucléaire d'Arak en Iran, en 2012. (Crédit : Nanking2012/CC BY/WikiCommons)
Le réacteur nucléaire d'Arak en Iran, en 2012. (Crédit : Nanking2012/CC BY/WikiCommons)

Les dirigeants de l’opposition israélienne ont demandé samedi des sanctions supplémentaires contre l’Iran pour punir Téhéran de son soutien au terrorisme, mais ont affirmé que les Etats-Unis ne devaient pas se retirer de l’accord nucléaire.

La veille, le président américain Donald Trump avait annoncé qu’il n’allait pas « re-certifier » l’accord nucléaire iranien, sans pour autant s’en retirer. Il avait aussi articulé une nouvelle approche, plus sévère, envers l’Iran.

Pendant un évènement organisé à Beer Sheva, dans le sud du pays, Avi Gabbay, le chef du Parti travailliste, a rendu hommage au discours de Trump et indiqué qu’il espérait que le président mettrait en œuvre sa promesse de sévir contre l’Iran.

« Nous devons continuer à faire pression pour des sanctions plus importantes, spécifiquement liées [au soutien de l’Iran pour le] terrorisme, a dit Gabbay. J’espère que Trump mettra aussi en œuvre la seconde étape, et ne se contentera pas de discours. »

Avi Gabbay en conférence de presse, le 11 juillet 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Avi Gabbay en conférence de presse, le 11 juillet 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Gabbay, qui a affirmé que l’Iran était une menace pour Israël, mais pas « une menace existentielle », a également critiqué le gouvernement israélien pour ne pas s’être impliqué dans la formulation de l’accord nucléaire, auquel s’est vivement opposé le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Gabbay a déclaré qu’Israël devait être impliqué dans la « diplomatie et les discussions à huis-clos. »

« La dernière fois, nous avons fui. Nous avons fait tous les discours, mais nous n’étions pas dans la salle [des négociations], donc nous n’avons pas influencé l’accord », a-t-il dit.

Moshe Yaalon, ancien ministre de la Défense, a lui aussi demandé le maintien de l’accord iranien.

« Ce serait une grande erreur d’annuler l’accord nucléaire avec l’Iran », a dit Yaalon, qui préférerait que Trump impose de lourdes sanctions à Téhéran pour son soutien constant à des groupes terroristes comme le Hezbollah et le Hamas.

Yaalon, ancien chef d’état-major de l’armée israélienne, était un faucon du Likud jusqu’à son expulsion par Netanyahu pour une série de désaccords. Il a juré de défier Netanyahu aux prochaines élections.

Moshe Yaalon, ancien ministre de la Défense, à l'université hébraïque de Jérusalem, le 18 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Moshe Yaalon, ancien ministre de la Défense, à l’université hébraïque de Jérusalem, le 18 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Vendredi, Netanyahu a salué l’annonce de Trump, affirmant qu’il avait « courageusement fait face au régime terroriste de l’Iran. »

Dans une vidéo publiée sur YouTube, le dirigeant israélien a déclaré que, « si l’accord iranien restait tel quel, une chose est absolument certaine : d’ici quelques années, le premier régime terroriste du monde aura un arsenal d’armes nucléaires. »

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...