L’usine de dessalement à Rishon Lezion tourne désormais à plein régime
Soreq B produira 200 millions de mètres cubes d'eau dessalée par an ; avec d'autres usines, elle permettra de couvrir 70 à 80 % des besoins en eau potable d'Israël
Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.
L’Autorité des eaux a annoncé dimanche que l’usine de dessalement Soreq B, située dans le centre du pays, tournait à plein et produirait 200 millions de mètres cubes d’eau par an.
L’installation, située à Rishon Lezion, a commencé à fonctionner il y a de cela près d’un an, à 60 % de ses capacités.
Israël aura besoin de près de 2,3 milliards de mètres cubes d’eau (potable ou non) durant l’année hydrologique, qui commence en octobre, au moment des pluies.
En plus des 20 millions de mètres cubes à pomper depuis la mer de Galilée, six stations de dessalement, dont Soreq B à pleine capacité, fourniront quelque 800 millions de mètres cubes d’eau — soit 70 % à 80 % des besoins en eau potable d’Israël.
Une septième station, située en Galilée occidentale, devrait être opérationnelle en 2027 et fournir 100 millions de mètres cubes supplémentaires, auxquels s’ajouteront 700 millions de mètres cubes provenant des eaux usées recyclées et de l’eau saumâtre, utilisées dans l’agriculture, explique l’Autorité des eaux, ce qui portera le total de l’eau « manufacturée » à 1,5 milliard de mètres cubes.
Pour combler le manque, de l’eau sera pompée dans les aquifères souterrains ou prélevée dans des réservoirs construits pour piéger les eaux de crue, dans le nord et le sud du pays.
Selon Amos Porat, directeur des services climatiques au Service météorologique israélien, à l’échelle nationale, il est tombé 350 millimètres de pluie cet hiver, soit 118 % de la moyenne de la période et 66 % de la moyenne annuelle. Autour de la mer de Galilée, il est tombé 200 à 220 millimètres, soit 80 % à 90 % de la moyenne de la même période et 40 % à 50 % de la moyenne pour l’ensemble de l’année.








