Nasrallah, qui aurait eu la COVID, va « bien », dit le numéro 2 du Hezbollah
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Nasrallah, qui aurait eu la COVID, va « bien », dit le numéro 2 du Hezbollah

Naim Qassem explique que le chef terroriste s'est rétabli en deux ou trois jours ; l'armée israélienne avait déclaré qu'il avait attrapé le coronavirus

Le leader du Hezbollah Hasan Nasrallah tousse pendant un discours, le 25 mai 2021. (Capture d'écran : Twitter)
Le leader du Hezbollah Hasan Nasrallah tousse pendant un discours, le 25 mai 2021. (Capture d'écran : Twitter)

L’adjoint du dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah a fait savoir, jeudi, que le leader du groupe terroriste libanais était en bonne santé, vingt-quatre heures après la fuite d’une information donnée par l’armée israélienne qui avait affirmé qu’il avait attrapé le coronavirus – une information dont se sont emparés les médias israéliens.

Le diagnostic initial avait été fait après que Nasrallah a prononcé un discours télévisé, mardi, marqué par de nombreuses quintes de toux, au cours duquel il a menacé de « guerre régionale » si l’État juif s’en prenait aux lieux saints de Jérusalem.

« Le secrétaire-général va bien, Dieu soit loué », a dit Naim Qassem aux médias libanais. « Il a été frappé par la maladie ces derniers jours et il lui a fallu deux ou trois jours pour se rétablir mais parce que ceux qui l’aiment attendaient son discours avec impatience, le 25 mai, une incapacité de sa part à s’exprimer aurait soulevé des questions ».

L’évaluation faite par l’armée israélienne semble s’être basée sur des preuves circonstancielles dans la mesure où, selon la Treizième chaîne israélienne, Nasrallah n’aurait pas été testé à la COVID-19.

L’allocution a eu lieu à la date anniversaire du retrait de l’armée israélienne du sud du Liban suite à une occupation du secteur qui avait duré 18 ans, et quelques jours après qu’Israël et le groupe terroriste du Hamas ont combattu pendant onze jours dans la bande de Gaza et à ses environs – un conflit qui avait commencé quand le Hamas avait lancé de multiples roquettes vers Jérusalem, une attaque entraînée par la forte riposte de la police israélienne à une émeute qui avait éclaté sur le mont du Temple.

Le général Naim Qassem, secrétaire général du Hezbollah, parle dans le quartier de Ghobeiry du sud de Beyrouth, le 13 mai 2016. (AFP Photo/Stringer)

Les officiels militaires israéliens ont raillé le discours de Nasrallah, pâle et affaibli devant les caméras, disant qu’il avait été une erreur.

L’ombre du Hezbollah a fortement plané sur le conflit entre Israël et les groupes terroristes de la bande de Gaza avec la possibilité qu’il utilise son arsenal de missiles – ils sont bien plus puissants que ceux du Hamas – en soutien aux Palestiniens. Mais le groupe soutenu par l’Iran est resté largement en marge.

Même si le Hezbollah n’a pas tenu un rôle actif dans la guerre, trois barrages de roquettes ont été tiré vers l’État juif vers le sud du Liban pendant la bataille avec Gaza – des tirs qui, selon Israël, doivent au moins avoir obtenu l’approbation tacite du Hezbollah.

Des manifestations quotidiennes – notamment de la part de membres du Hezbollah et des Palestiniens du Liban – ont eu lieu le long de la frontière avec Israël, en solidarité avec Gaza. Un membre du Hezbollah a été tué quand Israël a ouvert le feu pour riposter contre des manifestants qui avaient tenté de franchir la frontière.

Des personnes en deuil portent le cercueil de Mohamad Kassem Tahan, membre du mouvement Hezbollah soutenu par l’Iran, tué un jour plus tôt à la frontière avec le Liban, lors de ses funérailles dans le sud du Liban village d’Adloun, le 15 mai 2021. – Des centaines de personnes brandissant des drapeaux palestiniens et les couleurs jaunes du Hezbollah se sont rassemblées pour les funérailles. (Crédit : Anwar AMRO / AFP)

L’AFP a contribué à cet article.

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