Netanyahu simule une cyber-attaque pour montrer les défis en matière de sécurité
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Netanyahu simule une cyber-attaque pour montrer les défis en matière de sécurité

"Il est possible de faire se crasher nos avions de ligne et nos avions de chasse", a averti le Premier ministre lors d'une conférence à Tel Aviv

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu simule une cyberattaque lors d'une conférence sur la cybersécurité à Tel Aviv, le 20 juin 2018 (Shoshanna Solomon / Times of Israel).
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu simule une cyberattaque lors d'une conférence sur la cybersécurité à Tel Aviv, le 20 juin 2018 (Shoshanna Solomon / Times of Israel).

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a appelé mercredi les nations à collaborer pour lutter contre les menaces croissantes en matière de cyber-sécurité, qui, selon lui, peuvent paralyser les systèmes les plus sensibles des nations et faire s’écraser des avions de ligne et des avions de combat. Pour illustrer la menace, le Premier ministre a simulé une attaque de piratage informatique au cours de son intervention.

« L’un des plus grands défis auxquels l’humanité est confrontée, a-t-il dit, lors d’une conférence sur la cyber-sécurité à Tel Aviv, est la sécurisation de nos équipements, de nos avions et de nos réseaux. Pour illustrer la menace, Netanyahu a simulé une attaque de piratage informatique de la conférence par un pays non loin d’Israël, avec une présentation audio et diapositives qui expliquait aux participants que leurs comptes bancaires, leurs conversations privées et leurs données étaient communiquées à l’ennemi.

Ce scénario, a-t-il dit, « n’est pas extravagant ». Les États peuvent le faire et peuvent faire bien pire encore, a-t-il averti.

Mais, a dit M. Netanyahu, les nations peuvent se défendre contre la menace à la cyber-sécurité. « C’est une course permanente », et le résultat n’est pas garanti. « Nous devons prendre de l’avance et rester en tête. »

Israël, a-t-il indiqué, est en bonne place en matière de cyber-sécurité – et le monde le reconnaît. Le pays, dont les exportations dans le domaine de la cyber-sécurité s’élevaient à 3,8 milliards de dollars en 2017, reçoit environ 20 % des investissements privés mondiaux dans ce secteur. « Nous sommes 200 fois au-dessus de notre niveau », a-t-il affirmé.

« Mon objectif était de faire d’Israël l’une des cinq premières cyber-puissances. Nous avons atteint cet objectif et nous l’avons même dépassé. »

Il y a 480 entreprises de cyber-sécurité opérant en Israël, avec 50 centres internationaux de R&D dans le secteur. Israël se classe parmi les 10 premiers dans la recherche universitaire sur Internet et, en 2017, le pays a attiré quelque 815 millions de dollars d’investissements, a déclaré M. Netanyahu lors de la conférence de la Cyber-Week à Tel Aviv, réunissant quelque 8 000 participants de 60 pays.

Le « Beer-Sheva Cyber-Security Complex » mis en place dans le sud du pays contribuera à stimuler le dialogue entre le monde universitaire, l’armée et l’industrie, a-t-il dit. Cela engendre certains risques, en particulier pour l’armée, mais cela vaut la peine car « la cyber-sécurité s’accroît grâce à la coopération », a-t-il précisé.

Parce que le monde numérique et connecté ouvre de nouvelles opportunités et de nouvelles richesses, il n’y a pas de retour en arrière possible, a-t-il dit.

« Nous ne pouvons pas revenir à un monde de leviers, de poulies et de messagers », a-t-il dit. Et le monde qui évolue est « absolument vulnérable ».

« Il est possible de faire se crasher nos avions de ligne et nos avions de chasse », tout comme les équipements de tous les pays. « Ainsi, nous avons des opportunités incroyables » mais aussi « des défis incroyables et nous devons les affronter. Il n’y aura pas de solution miracle. Cela n’existe pas. »

M. Netanyahu a déclaré que l’équipe nationale d’intervention en cas d’urgence informatique (Computer Emergency Response Team – CERT) qui opère à Beer Sheva parvient à contrôler la situation et à stopper « pas mal » de ces attaques.

« Mais la seule façon de relever ce défi énorme face à cette énorme opportunité est de continuer à être en avance, et de plus en plus. C’est un test primordial pour notre civilisation ; il sera mis à l’épreuve non seulement par des organisations criminelles, mais aussi par des terroristes et par d’autres États. Nous devons unir nos forces pour protéger le présent et assurer l’avenir. »

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