Nouvelle plainte pour agression sexuelle déposée contre le chanteur Eyal Golan
Le chanteur, déjà visé par des accusations similaires par le passé, affirme que cette affaire relève d’une tentative de « chantage » et dit disposer de preuves à l’appui

Le chanteur israélien Eyal Golan a indiqué mercredi faire actuellement l’objet d’une enquête pour agression sexuelle, après que la presse israélienne a rapporté ces derniers jours l’existence d’une enquête policière portant sur une plainte déposée contre un « chanteur célèbre ».
Les détails de la plainte visant Golan ont été rapportés pour la première fois lundi par la chaîne N12.
Selon la chaîne, la plainte porte sur des faits présumés remontant à une dizaine d’années et aurait été déposée il y a environ six mois, à la suite d’événements non précisés ayant conduit la plaignante à se rendre à la police.
La plaignante, une esthéticienne, aurait rencontré Golan lorsqu’il s’est rendu chez elle pour un soin du visage, a indiqué N12. Elle aurait déclaré à la police qu’en entrant dans son salon, Golan aurait retiré son pantalon et ses sous-vêtements, lui exposant ses parties génitales, et lui aurait adressé des propos sexuels déplacés. Elle aurait également affirmé qu’il l’avait ensuite poussée à lui envoyer des photos d’elle nue, selon la chaîne.
L’incident présumé remontant à une dizaine d’années, le site d’information Walla a rapporté que la police examinait la question de la prescription, l’infraction alléguée relevant du niveau le plus bas des infractions sexuelles au regard de la législation israélienne.
Dans le même temps, Walla a indiqué que la femme avait également déposé plainte contre plusieurs proches collaborateurs de Golan pour deux incidents distincts qui auraient eu lieu il y a environ cinq ans.
Selon cet article, la plaignante a déclaré avoir été entraînée à deux reprises dans un hôtel par un proche de Golan, une fois à Eilat et une autre dans le nord d’Israël, où ce dernier aurait glissé une drogue du viol dans sa boisson avant de l’agresser.
La police enquête sur ces allégations, a précisé Walla, celles-ci entrant dans le délai de prescription.
Golan, qui a déjà fait l’objet d’enquêtes pour suspicion d’infractions sexuelles, a confirmé dans une publication sur Instagram qu’il était bien le « chanteur célèbre » au centre de l’affaire, rejetant les accusations et les qualifiant de « tentative d’extorsion ».
« Depuis plusieurs mois, [la menace d’un] chantage pèse sur moi », a-t-il écrit, ajoutant qu’il ne coopérerait pas avec « un chantage et des menaces sans fondement ».
Selon Golan, l’un des artistes les plus célèbres d’Israël, la plainte déposée contre lui est « un totalement mensongère et fait partie d’une tentative de chantage qui dure depuis plusieurs mois ».
« J’ai toutes les preuves, les enregistrements et les messages qui démontrent que tout cela est faux », a-t-il affirmé, précisant que l’affaire était traitée « par les autorités compétentes ».
« Cette fois-ci, je ne pourrai pas passer cela sous silence », a ajouté le chanteur de 54 ans, semblant faire référence à une enquête policière vieille de dix ans portant sur des accusations d’infractions sexuelles impliquant des mineures.
Golan avait déjà été interrogé par la police en 2014, soupçonné d’avoir eu des relations sexuelles avec des mineures. Il avait nié les accusations, et le parquet de Tel Aviv avait ensuite annoncé son intention d’abandonner les poursuites faute de preuves.
Il avait de nouveau été interrogé en 2022, sans être inculpé. L’an dernier, l’une de ses accusatrices, Taisia Zamolutsky, mineure au moment des faits présumés, avait rendu son témoignage public, ravivant l’intérêt pour l’affaire.
En 2015, le père de Golan, Danny Biton, a été condamné à deux ans de prison après avoir été reconnu coupable, entre autres, de sollicitation de mineures à des fins de prostitution. Il avait été accusé d’avoir exploité la notoriété de son fils pour tirer profit de jeunes filles issues de milieux socio-économiques défavorisés et confrontées à des situations familiales difficiles.
Par ailleurs, Golan a été reconnu coupable en 2014 de fraude fiscale et de falsification de factures pour un montant de 2,6 millions de shekels. Il avait écopé d’une amende de 75 000 shekels et avait été condamné à quatre mois de travaux d’intérêt général dans une maison de retraite à Rishon LeZion.







