Onze téléphones cellulaires trouvés dans l’abdomen d’un prisonnier sécuritaire
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Onze téléphones cellulaires trouvés dans l’abdomen d’un prisonnier sécuritaire

Le service israélien des prisons a indiqué que cette initiative de trafic de téléphones survenait "en permanence" ; les appareils auraient été utilisés à des fins terroristes

Des téléphones cellulaires et des cartes SIM retrouvés dans l'abdomen d'un prisonnier. (Crédit : Service israélien des prisons)
Des téléphones cellulaires et des cartes SIM retrouvés dans l'abdomen d'un prisonnier. (Crédit : Service israélien des prisons)

Un prisonnier sécuritaire palestinien s’est fait surprendre alors qu’il tentait de faire entrer onze téléphones cellulaires au sein de la prison de Meggido, dans le nord d’Israël, la semaine dernière, a annoncé le Service israélien des prisons dans la journée de dimanche.

Les gardiens du centre de détention avaient eu des soupçons en voyant le comportement du prisonnier alors qu’il était emmené vers sa cellule suite à son arrestation, mardi dernier.

Le passage d’un magnétomètre sur son estomac avait indiqué la présence de corps étrangers. Emmené au centre médical HaEmek d’Afula, une radiographie par rayons-X avait permis d’identifier, dans le bas de son abdomen, trois paquets contenant 11 téléphones cellulaires et 15 cartes SIM.

Les autorités ont fait savoir que les téléphones devaient servir « à diriger des activités terroristes à l’extérieur des murs de la prison » et qu’ils avaient été cachés dans l’abdomen du suspect, dont le nom n’a pas été révélé. Il s’agirait néanmoins d’un membre du mouvement du Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas.

Après la récupération et la saisie des téléphones, le détenu a été placé à l’isolement.

Une photo diffusée par l’agence de sécurité du Shin Bet, montre des téléphones, un drone et de l’argent qui seraient liés à une tentative avortée de trafic de téléphones dans une prison sécuritaire, le 6 décembre 2018. (Crédit : Shin Bet)

« Le Service israélien des prisons souligne que les tentatives des prisonniers sécuritaires – qui sont arrêtés pour des délits mineurs par les forces de sécurité – de faire entrer des équipements et des téléphones cellulaires surviennent en permanence », a noté le Service dans un communiqué.

« Les prisonniers risquent leur vie en transportant des colis dans leurs corps, ce qui, dans la majorité des cas, est susceptible d’entraîner des complications médicales pouvant entraîner la mort », a ajouté le communiqué.

Ce n’est pas la première fois qu’un prisonnier sécuritaire tente de faire entrer de cette façon des téléphones dans une prison.

Au mois de novembre 2018, les agents de la police des frontières avaient arrêté un adolescent palestinien qui avait essayé de faire entrer huit téléphones, cinq claviers de téléphone, 19 cartes SIM et une carte-mémoire qu’il avait dissimulés dans son corps pour les distribuer aux détenus de la prison militaire d’Ofer.

Un mois plus tôt, la police avait démantelé un réseau de trafic de téléphones cellulaires en prison et procédé à l’arrestation de cinq suspects. Ces derniers travaillaient pour une entreprise qui fournissait des produits de cantine aux centres de détention israéliens.

Basel Ghattas, député de la Liste arabe unie, devant la cour des magistrats de Rishon Lezion, le 26 décembre 2016. (Crédit : Meged Guzani/Pool/Flash90)

Les travailleurs de l’entrepôt qui fournissait des boissons aux cantines des prisons auraient touché des sommes qui auraient atteint les 8 000 shekels pour chaque téléphone premier prix placé dans un carton de nourriture ou de boisson entrant dans la prison, et une somme de 15 000 shekels pour chaque smartphone.

Approximativement au même moment, la police avait fait savoir qu’elle avait empêché une tentative d’introduire des téléphones cellulaires dans une prison de sécurité du sud du pays à l’aide de drones.

Basel Ghattas, ancien député, avait été emprisonné pour avoir fait entrer des téléphones cellulaires dans les centres de détention israéliens, des téléphones qu’il remettait alors aux prisonniers – et ce alors qu’il était parlementaire pour le parti de la Liste arabe unie.

Des images tournées par les caméras de surveillance avaient montré le législateur arabe donner des enveloppes à des détenus de la prison de Ketziot, dans le sud du pays. Il a été libéré au mois de mai 2019 après avoir purgé une peine de deux ans d’emprisonnement.

Au mois de septembre dernier, des prisonniers sécuritaires du Hamas avaient lancé une grève de la faim de deux semaines après que les responsables du système carcéral ont commencé à bloquer les signaux des téléphones cellulaires dans les prisons pour tenter de prévenir l’utilisation des appareils entrés clandestinement.

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